Nouvelles mesures pour endiguer la pollution de l'Escaut venant de la France

L'Agence flamande des cours d'eau (Vlaamse Waterweg) a pris de nouvelles mesures jeudi soir pour endiguer la pollution de l'Escaut, provoquée par la rupture d'une digue, début avril, dans une sucrerie du Nord de la France. Parmi ces mesures, des pompes vont désormais injecter de l'oxygène dans les parties du fleuve où il en manque, pour réduire la mortalité des poissons.

La nuit du 9 au 10 avril dernier, une digue d'un bassin de décantation s'est rompue au sein de la sucrerie Tereos, implantée à Thun-Saint-Martin (région des Hauts-de-France). À la suite de cet accident, quelque 100.000 mètres cubes de boues résultant du lavage des betteraves se sont déversés dans l'Escaut.

Il ne s'agit pas d'une pollution chimique mais organique. Pour réduire la mortalité des poissons dans cette eau polluée, des pompes injectent désormais directement de l'oxygène dans les parties du fleuve où il en manque.

L'Agence flamande pour l'Environnement tente en outre de garder dans la zone les poissons qui essaient de fuir, afin qu'ils ne dispersent pas la pollution. La station d'épuration d'Aquafin à Eine (Audenarde), en Flandre orientale, doit également aider à purifier une partie des eaux polluées de l'Escaut.

L'Agence flamande des cours d'eau lance en outre un appel à la population à ne plus entreprendre d'initiative personnelle. Il est préférable pour la santé des poissons qu’ils soient manipulés le moins possible.