Les décès deviendront plus rares mais le virus "ne va probablement pas disparaître"

Les décès dus au nouveau coronavirus devraient devenir plus rares au cours des semaines à venir, mais "il faut être conscient que le virus ne va probablement pas disparaître", a indiqué ce samedi Steven Van Gucht (photo), le porte-parole interfédéral Covid-19. Le masque devient un élément du bon sens civique, a commenté pour sa part Benoît Ramacker, porte-parole du Centre de crise, lors du point presse de samedi sur le Covid-19.

Interrogé sur la pertinence d'un modèle développé par l'Université de Seattle, selon lequel le nombre de morts du Covid-19 en Belgique pourrait tomber à zéro à la mi-mai, le virologue Steven Van Gucht s'est voulu très prudent. "J'espère que dans les prochaines semaines le nombre de nouvelles infections va encore fort diminuer et j'espère que dans quelques semaines les décès seront plutôt rares. Mais c'est vraiment difficile à prédire", a répondu Steven Van Gucht.

"Cela dépend vraiment de la circulation du virus. S'il y a très peu de virus qui circule, je pense que les décès pourraient être détectés plus rarement", a poursuivi le virologue. "Mais il faut être conscient que le virus ne va probablement pas disparaître, donc des décès seront toujours possibles. Mais j'espère que cela deviendra de plus en plus rare dans les semaines et mois qui viennent", a-t-il ajouté.

"Je pense que la période plus difficile sera de nouveau l'automne et l'hiver qui vont arriver". Le virologue a encore rappelé qu'une "toute petite minorité" de malades du Covid-19 en meurent. "Probablement, c'est moins de 1% des gens qui attrapent le virus qui vont finalement mourir de la maladie."

AFP or licensors

"Le masque, un élément du bon sens civique"

Le masque devient un élément du bon sens civique, a estimé pour sa part Benoît Ramacker (photo), porte-parole du Centre de crise. La meilleure garantie, dans la perspective d'un plan de déconfinement réussi, est avant tout "le comportement responsable de chacun d'entre nous", a-t-insisté.

"Notre comportement et notre sens civique déterminent la courbe aujourd'hui comme demain. Un masque buccal deviendra désormais un élément de bon sens civique. En portant ce masque, vous vous protégez mais vous protégez surtout les autres de ce virus. C'est pourquoi le port du masque est fortement recommandé dans les espaces publics et, dans plusieurs endroits, il sera rendu obligatoire à partir du 4 mai: dans les transports publics, au travail lorsque la distance physique ne peut pas être respectée ou dans les écoles pour les enfants qui ont plus de 12 ans et pour le personnel", a précisé Ramacker.