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A Anvers, le trafic de drogues ne connait pas la crise

Le parquet d’Anvers constate que le trafic de stupéfiants se poursuit dans la métropole comme s’il n’y avait pas de crise sanitaire. "Nous arrêtons davantage de trafiquants et ils transportent plus de drogue que d’habitude"', indiquait le porte-parole du parquet Kristof Aerts à Radio 2 Anvers.

"Nous constatons que le trafic de stupéfiants à Anvers ne souffre pas de la crise du coronavirus. Nous devons faire comparaître encore davantage de dealers de rue devant le juge d’instruction qu’avant le confinement", racontait Kristof Aerts, porte-parole du parquet anversois dans l’émission "Start Je Dag" sur Radio 2.

"Cette augmentation s’explique de diverses manières. Beaucoup de trafiquants ont des réserves de stupéfiants dont ils veulent se séparer. Ceux qui essaient de revendre en rue risquent actuellement davantage de se faire repérer et arrêter, en raison de l’affluence réduite de passants. Nous constatons aussi que les trafiquants que nous interpellons ont souvent de plus grandes quantités de drogue en poche. Ils tentent ainsi de limiter leurs déplacements, mais courent évidemment davantage de risques à chaque sortie. Pour nous, en tant que parquet, c’est intéressant. Nous pouvons alors plus facilement prouver que ces personnes revendent de la drogue et n’en possèdent pas seulement pour leur propre consommation", précise Kristof Aerts.

Le parquet anversois ne veut pas donner de chiffres précis, "mais nous voyons tout de même une augmentation énorme depuis le mois de mars".

Des criminels inventifs

Le parquet anversois en conclut que la cocaïne reste très populaire en ces temps de crise sanitaire. "La semaine dernière encore, nous avons intercepté 4,1 tonnes de cocaïne dans un hangar du port. C’était une grande quantité qui était divisée en plusieurs petits chargements, stockés dans le hangar. Ce n’est imaginable que si la demande subsiste. Nous avons l’impression que la crise corona n’a absolument pas cassé le trafic de drogues à Anvers", précise Kristof Aerts.

Le porte-parole du parquet constate également que la crise sanitaire a rendu les criminels plus inventifs pour mettre la main sur leur marchandise. "Nous avons déjà intercepté des trafiquants qui avaient garé leur voiture juste devant la frontière néerlandaise. Ils ont traversé la frontière à pied et sont repassés en Belgique avec un paquet de cannabis. Heureusement, les corps de police contrôlent sévèrement la région frontière", précisait Kristof Aerts.

"Les équipes anversoises de police affectées à l’arrestation des trafiquants poursuivent également leurs activités sans répit. Elles ont beaucoup de travail, car de nouveaux dossiers pour stupéfiants sont ouverts quotidiennement", concluait le porte-parole du parquet.

Yorick Jansens

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