Brussels Airlines ne volera pas avant le 1er juin

La compagnie aérienne belge prolonge la suspension temporaire de ses vols, en vigueur depuis la mi-mars, de deux semaines. Les opérations aériennes, dont la reprise était prévue le 15 mai, ne reprendront pas avant le 1er juin, annonce ce mercredi Brussels Airlines (photo). La compagnie évoque les restrictions de voyage toujours en vigueur un peu partout dans le monde et la demande quasi inexistante de billets d’avion.

Le chômage technique temporaire pour l'ensemble des 4.200 employés de Brussels Airlines sera prolongé en fonction de la suspension temporaire de ses opérations de vol. La compagnie aérienne maintient par ailleurs jusqu'au 31 mai une capacité minimale de vol disponible pour des vols de rapatriement supplémentaires et le transport de fret humanitaire, précise-t-elle.

Pour redémarrer ses activités, l'entreprise travaille sur une offre de vols réduite mais stable qui sera progressivement augmentée en fonction de l'évolution de la demande. "Sur base des chiffres actuellement disponibles, le secteur de l'aviation ne s'attend qu'à une reprise progressive de la demande dans le transport aérien. C'est la raison pour laquelle nous prévoyons également une augmentation graduelle de notre réseau et de notre offre de vols", explique Dieter Vranckx, patron de Brussels Airlines.

Les passagers concernés peuvent réserver une nouvelle date de départ jusqu'au 31 août 2020 et choisir une autre destination. Le voyage peut être reporté jusqu'au 30 avril 2021.

L'ensemble du groupe aéronautique allemand Lufthansa, dont fait partie Brussels Airlines, a également prolongé son programme de vols de rapatriement jusqu'au 31 mai. Quelques liaisons par compagnie (Lufthansa, Swiss et Eurowings) seront toutefois maintenues d'ici à la fin mai, tandis qu'Austrian a aussi suspendu ses vols pour tout le mois à venir.

Le gouvernement ne peut pas intervenir seul pour sauver Brussels Airlines

La compagnie belge a demandé aux autorités un soutien de 290 millions d'euros, a confirmé le ministre des Finances Alexander De Croo (photo), selon qui des contacts ont déjà eu lieu avec le management de Brussels Airlines et de Lufthansa, sa maison-mère allemande. "Si le gouvernement décidait d'apporter ce soutien, il faudrait négocier avec Lufthansa, qui détient 100% du capital de Brussels Airlines. Et il faudrait qu'on tienne compte d'aspects tels que l'emploi, l'environnement et d'autres objectifs sociétaux", a affirmé De Croo.

Par ailleurs, le gouvernement n'entend pas agir seul. "Il me paraît logique que la demande ne soit pas seulement adressée aux autorités belges. Il me paraît logique qu'une partie de ce financement vienne d'autres instances, comme par exemple les actionnaires actuels de Lufthansa", a poursuivi le ministre.

Selon ce dernier, il est enfin essentiel qu'en cas d'intervention du gouvernement belge, "des perspectives d'avenir claires soient proposées à Brussels Airlines afin qu'après la crise, la compagnie puisse à nouveau se développer en tant que transporteur national et puisse être un maillon crucial pour Bruxelles en tant que hub international".