Déconfinement en vue : six Belges sur dix ont déjà un masque

Six Belges sur 10 possèdent déjà un masque buccal prêt à l'emploi à porter dans les transports publics et les lieux les plus fréquentés à partir du 4 mai, jour où débutera la première phase du déconfinement progressif. C'est ce qui ressort de l'étude hebdomadaire menée par l'Université d'Anvers dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Un quart des personnes sondées ont même plusieurs exemplaires chez elles.

L'enquête de ce mardi portait notamment sur le thème des masques buccaux. Les résultats montrent que 40% des Belges interrogés n'avaient pas encore de masques buccal mardi. 33% en ont commandé un ou plus, et 25% ont l’intention de fabriquer leur propre masque. 24% d'entre eux s'attendent à en obtenir un par l'intermédiaire de leur employeur, 13% dépendent de leur propre commune.

Plus les sondés sont âgés, plus ils ont été prévoyants. Autre enseignement: les personnes plus instruites sont moins enclines à porter un masque.

Cette semaine, le questionnaire portait aussi sur le "preteaching" dispensé dans les écoles néerlandophones depuis la rentrée du congé de Pâques. Il s’agit de nouvelle matière qui est donnée aux élèves, mais qui devra être revue lors du retour à l’école. Quelque 13% des parents qui ont répondu à l’enquête indiquent qu’il ne leur est (absolument) pas possible d’aider leur enfant avec cette matière nouvelle. Pour 41% des parents, c’est par contre possible dans une certaine mesure, et 46% de parents affirment y parvenir sans problème.

Par ailleurs, comme l'avait déjà indiqué une étude de l'Université de Gand, une certaine lassitude se fait sentir dans la population concernant la crise sanitaire. Cela se ressent aussi dans les chiffres de participation à l'étude hebdomadaire de l'UAntwerp. Quelque 120.000 personnes ont participé à la septième vague de questions et 10.000 n'y ont répondu que partiellement.

"Cela reste une étude très pertinente", assure le chercheur Koen Pepermans. Quelque 560.000 Belges avaient pris part à la toute première enquête sociétale de l'université anversoise, mais ce chiffre n’a plus jamais été égalé lors des six enquêtes hebdomadaires suivantes.

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