Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen

Le fossile de baleine trouvé dans le port anversois est une nouvelle espèce

Des paléontologues viennent de décrire une nouvelle espèce de baleine: l’Antwerpibalaena liberatlas. Son nom fait référence au lieu de sa découverte, dans le port d'Anvers, en 2013, indique ce jeudi l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB). Le squelette trouvé il y a sept ans est vieux de 3 millions d’années.

Bien conservé, le fossile a été mis au jour en février 2013 par le paléontologue Stijn Goolaerts (photo, à g.) lors de la construction de l'écluse de Kieldrecht. Vivant en mer du Nord il y a trois millions d'années, l'animal est un cousin éteint des baleines franches actuelles. L’exemplaire unique est un ancêtre de la famille des baleines du Groenland.

"Une étude exhaustive des différences anatomiques avec les espèces actuelles permet une meilleure compréhension de l'évolution des baleines franches, restée jusqu'ici peu claire, de par le nombre réduit de découvertes significatives", souligne le Musée. Les travaux ont notamment été menés par Guillaume Duboys de Lavigerie, avec un groupe de scientifiques internationaux.

Le squelette relativement complet d'Antwerpibalaena liberatlas fournit de nouvelles informations, notamment en ce qui concerne l'évolution du cou de l’animal marin. Celui-ci était rigide, mais pas autant que celui des baleines franches actuelles. Les paléontologues ont également pu constater que cette nouvelle baleine possédait des nageoires pectorales en forme de pagaie, encore une caractéristique des baleines franches récentes.

L'espèce mesurait entre 9,5 et 12 mètres, plus petite que les représentants actuels (15 à 20 mètres), "mais aussi que certaines baleines franches plus anciennes. L'évolution de la taille n'est donc pas linéaire, passant de baleines plus petites à des baleines plus grandes, mais se déroule de façon plus complexe", précise encore l'Institut royal.

Il n’est pas exceptionnel qu’un squelette de baleine soit retrouvé à Anvers. Le sous-sol anversois est en effet connu des scientifiques comme cimetière de baleines. Depuis plus de 150 ans on y déterre des restes, qui mènent parfois à une découverte importante. Comme en 2013 (photo).

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