Le SP.A plaide pour un "nouveau contrat social" après la crise du coronavirus

Le président des socialistes flamands Conner Rousseau (SP.A) a plaidé vendredi pour un "nouveau contrat social", dans son discours prononcé à l'occasion de la Fête du travail. A la suite de plusieurs économistes, il a appelé à des investissements publics afin de maintenir la prospérité. D'autres discours ont été tenus ce 1er mai notamment celui du président du PVDA, Peter Mertens, celui du président du PS Paul Magnette et celui du MR Georges-Louis Bouchez.

Dans un discours diffusé en ligne, Conner Rousseau a qualifié la crise liée à la pandémie de coronavirus (Covid-19) de plus grande crise depuis la Seconde guerre mondiale. "Si nous voulons à nouveau aller de l'avant, nous devons d'abord et surtout nous mettre d'accord sur ce qu'est le progrès", a fait valoir le président des socialistes flamands. "Ce n'est que si nous abandonnons tous nos tabous et convenons de la direction à suivre que nous pourrons faire les bons choix pour reconstruire notre société ensemble."

Pour Conner Rousseau, cette direction doit prendre les contours d'un 'nouveau contrat social' avec, comme premier point, des pouvoirs publics qui investissent dans les entreprises, les transports publics, les habitations peu énergivores et les énergies alternatives.

Le rendement de ces investissements pourra ensuite offrir "des revenus plus élevés et des taxes moins importantes pour ceux qui font de leur mieux au quotidien."

La troisième partie du plan présenté par M. Rousseau consiste en un régime fiscal plus équitable. "Parce que trop de gens paient encore trop d'impôts et parce qu'un petit groupe en paie trop peu."

Le président du SP.A souligne que les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale sont parmi les plus prospères de l'histoire de l'humanité. "Comme à l'époque, cette crise est le moment de conclure un nouvel accord basé sur la solidarité", conclut-il.

Pour le PVDA il faut une taxe sur le patrimoine des plus riches

Dans son discours en ligne pour la fête du travail, le président du parti d’extrême gauche PVDA, Peter Mertens, plaide pour une refédéralisation des soins de santé. Il veut également qu'une taxe de 5 % sur tous les patrimoines supérieurs à 3 millions d'euros soit prélevée dans le cadre de la crise du coronavirus.
"Nous voulons que la santé et l'assurance maladie redeviennent une compétence fédérale, au lieu de la fragmentation insensée d'aujourd'hui", a déclaré Peter Mertens dans son discours du 1er mai. "Celui qui ne voit pas aujourd'hui à quel point la division de notre pays est absurde, est aveugle".

Défendre les travailleurs, c'est ce que fait aujourd'hui le PVDA pour s'assurer qu'ils ne sont pas obligés de travailler dans de mauvaises conditions. Peter Mertens profite également de la fête du travail pour plaider en faveur d'un salaire minimum de 14 euros/heure. Car malgré les applaudissements tous les soirs à 20h, les travailleurs méritent le respect. Et une amélioration durable de leurs conditions de travail et de vie".
 

Paul Magnette : "Pour que le monde d'après le coronavirus ne soit pas la réplique du monde d'avant"

La crise du coronavirus ne peut être une parenthèse, ont averti vendredi les dirigeants du PS, de Solidaris et de la FGTB à l'occasion du 1er mai célébré cette année sur les réseaux sociaux. Les socialistes ont réclamé la revalorisation de toute une série de métiers dont la pandémie a montré qu'ils étaient indispensables et rappelé à quel point aussi bien la sécurité sociale que les services publics avaient empêché la société de sombrer. "Le monde d'après ne peut être la réplique du monde d'avant", a souligné le président du PS, Paul Magnette.

Georges-Louis Bouchez propose un "pacte pour une société nouvelle" et moins de ministres de la Santé

Quant au MR, "il travaille à l'élaboration d'un "pacte pour une société nouvelle" post-crise du coronavirus qui doit englober l'ensemble des entités fédérées et le pouvoir fédéral", a affirmé vendredi le président du Mouvement Réformateur, Georges-Louis Bouchez, tout en plaidant pour un Etat fédéral "efficace" et pour une réduction du nombre de ministres responsables des questions de santé au sud du pays.
"Nous ne pouvons plus rester avec neuf ministres de la santé dont six dans l'espace Wallonie-Bruxelles", encore dit M. Bouchez, jugeant cette situation "interpellante".

La Première ministre Sophie Wilmès (MR) a pour sa part jugé possible une "modernisation", une réforme de l'Etat belge, notamment à la lumière de la crise du Covid-19, "mais alors après".
 

Les plus consultés