Une entreprise flamande sur quatre confrontée à des difficultés financières

Un quart des entreprises en Flandre sont confrontées à des difficultés financières, malgré les mesures de soutien du gouvernement. C'est ce qui ressort des calculs de Graydon, le bureau d'informations aux entreprises. À la demande du gouvernement, Graydon examine l'effet des mesures prises dans cette crise du coronavirus.

Une entreprise flamande sur quatre a besoin de fonds supplémentaires pour redémarrer ses activités. C'est la conclusion des calculs du bureau d’informations aux entreprises Graydon, dont le journal De Tijd a fait état ce samedi. Cela signifie qu'un quart des entreprises belges doivent soit demander à leurs actionnaires une augmentation de capital, soit demander à leurs banques un crédit supplémentaire, soit demander le soutien du gouvernement. Sinon, la faillite sera imminente.

Les chiffres sont basés sur l'hypothèse qu'à partir de lundi, les entreprises pourront reprendre leurs activités. Pour certaines entreprises, ce sera le cas mais pour d'autres, comme le secteur de l'horeca et des événements, cela prendra plus de temps.

Dans ces secteurs, le constat est amer. Une enquête auprès des organisations patronales montre que trois entreprises d'événementiel sur dix considèrent qu'il est probable qu'elles ne survivront pas à la crise du coronavirus. Dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, c'est presque une sur quatre. Et même si la vie économique peut redémarrer progressivement lundi, nous ne pouvons pas revenir à la situation de février.

Le gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour aider les entreprises qui ont dû fermer temporairement en raison de la crise sanitaire. Les entreprises peuvent par exemple faire appel au système de chômage temporaire, à la garantie bancaire du gouvernement et à la prime flamande.
 

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