Le suivi des contacts "anti-corona" pourra commencer ce lundi

Le conseil des ministres restreint a trouvé samedi un accord sur le stockage des données collectées dans le cadre du contact tracing. Un arrêté royal stipule que ces données seront stockées dans une base de données sécurisée de l'institut de santé Sciensano.

Dans le même temps, un projet de loi est en cours d'élaboration pour que le Parlement puisse donner son avis, selon le cabinet du ministre en charge de la Protection de la vie privée, Philippe De Backer (Open VLD).

Le suivi des contacts pourra donc commencer dès lundi. Les données relatives aux personnes testées positives au Covid-19, ainsi que les personnes avec lesquelles elles sont entrées en contact, seront conservées. Les données seront stockées dans une base de données Sciensano sécurisée et non dans un cloud.

L'autorité de protection des données a annoncé, plus tôt cette semaine, que des garanties supplémentaires devaient être fournies. Le ministre De Backer a déclaré que l'arrêté royal serait transformé en projet de loi, qui pourrait être débattu à la Chambre des représentants.

Débat parlementaire ?

La Ligue des droits humains, la Liga voor Mensenrechten et la Fédération internationale pour les droits humains avaient dénoncé le système de recherche des contacts actuellement mis en place par le gouvernement fédéral dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Les organisations estiment en effet, qu'en termes de respect de la vie privée, le recours à des centres d'appel (call centers) reliés à une base de données centrale semble aussi inquiétant que les applications de tracing anti-corona qui sont à l'étude. Il n'est pas clair quelles données peuvent être stockées et pendant combien de temps, selon elles. Les organisations demandent "de toute urgence un débat parlementaire approfondi".