Campagne : attention aux arnaques liées à la pandémie

La fédération du secteur financier Febelfin lance ce lundi une campagne pour répondre au sentiment d'insécurité des citoyens et à la multiplication des e-mails de phishing (ou hameçonnage) durant la crise du coronavirus. Les fraudeurs profitent de l'actualité pour tromper la vigilance des internautes lors de commandes en ligne ou d'opérations bancaires. Plusieurs personnalités connues (ou des sosies ?) prêtent apparemment leur visage à cette campagne en néerlandais et en français. En réalité, via la technique du deepfake (ou hypertrucage), qui réalise une synthèse d’images via l’intelligence artificielle, des photos de leurs visages ont été collées sur la vidéo du corps de nobles inconnus. Mais la supercherie est presque parfaite.

Selon les statistiques de Febelfin, environ 20% des e-mails de phishing sont actuellement liés à la crise du coronavirus. Google repère chaque jour dans le monde quelque 18 millions de messages électroniques frauduleux concernant la pandémie. Une enquête du bureau d'étude Indiville révèle également qu'un Belge sur trois a reçu un message de hameçonnage au cours du mois dernier et qu'une personne sur quatre regrette les informations qu'elle a transmises en ligne.

"Le sentiment d'insécurité en ligne augmente", constate Febelfin. Les entreprises ne sont par ailleurs pas épargnées, ajoute la fédération du secteur financier. Les collaborateurs des services de gestion, des finances et des ventes sont ceux qui cliquent le plus souvent sur des e-mails de phishing.

Au travers de sa nouvelle campagne - à laquelle l’actrice Julie Taton et le journaliste Christophe Deborsu prêtent leur visage (ou seraient-ce des sosies ?) pour le message en français, alors que pour le message en néerlandais ce sont l’actrice Leah Thys (photo principale) et le présentateur Thomas Vanderveken (ou plutôt des sosies) qui participent à la mise en garde -, Febelfin veut rappeler aux consommateurs de ne jamais partager leurs codes bancaires personnels via un lien.

"Une banque ou toute autre entreprise fiable ne demandera jamais ce genre d'informations", souligne la fédération. Des informations sur le hameçonnage - une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels, afin de pouvoir ensuite commettre une usurpation d'identité - sont disponibles sur la nouvelle plate-forme www.protegezvousenligne.be.