Foto: Autowas den heikant

A Zandhoven, le seul carwash du pays à rouvrir ses portes a dû finalement fermer après une demi-journée

Johan Van Laer, le propriétaire d’un carwash à Zandhoven (Anvers), a dû fermer son activité, ce mardi, moins d'une demi-journée après sa réouverture. Le propriétaire avait pourtant reçu l'autorisation exceptionnelle du bourgmestre de sa commune Luc Van Hove (CD&V), mais cette décision de réouverture a ensuite été annulée.

"J’ai toujours estimé que nous étions une entreprise. Mais soudain, nous sommes considérés comme un magasin, un détaillant, ce qui signifie que nous ne serons autorisés à rouvrir que la semaine prochaine. C'est très étrange", c'est ce que l'on pouvait lire il y a quelques jours sur la page facebook du gérant d'un carwash de Zandhoven, Johan Van Laer.

Son argument pour pouvoir rouvrir dès cette semaine aura convaincu son bourgmestre, car peu de temps après, il a reçu un message de Luc Van Hove, lui disant qu'il avait le droit de rouvrir exceptionnellement sa station de lavage.

Mais cette réouverture n'aura pas duré longtemps. Johan Van Laer a dû à nouveau fermer son activité quelques heures seulement après sa réouverture. "Dommage, car dans une station de lavage, les clients n'ont pourtant pas de contacts entre eux ni avec le personnel. Vous pouvez payer sans contact, vous n'avez même pas besoin de baisser la vitre", a-t-il expliqué.

"Apparemment, nous avions mal interprété la décision ministérielle", a expliqué le bourgmestre Luc Van Hove qui est revenu sur sa décision "Nous avions considéré qu’une station de lavage était une entreprise - et elle avait donc été autorisée à rouvrir dès cette semaine - mais apparemment, elle fait partie des magasins et ne pourra pas rouvrir avant la semaine prochaine. C'est la raison pour laquelle nous avons dû informer le propriétaire qu'il devait à nouveau fermer son carwash. Ce n'était pas possible qu'il soit le seul du pays à être autorisé à exercer son activité".

Le propriétaire Johan Van Laer a accepté cette décision. Mais il se dit très déçu.  "Ces règles n'ont pas de sens et j’espérais pouvoir servir de’exemple à mes collègues exploitants de carwash, mais cela n'aura pas été possible".