BELGA

L’hôpital Klina de Brasschaat connait un pic tardif de patients Covid-19

Situé dans la commune anversoise de Brasschaat, l’hôpital AZ Klina constate que le nombre de patients qui se présentent parce qu’ils ont contracté le nouveau coronavirus n’atteint que maintenant un pic. Pour des raisons qui ne sont pas claires. L’hôpital demande donc à la population de rester très prudente, bien que les règles de confinement commencent à être progressivement assouplies.

L’AZ Klina constate que le Covid-19 est encore loin d’être combattu. Le nombre de patients qu’il accueille quotidiennement avec des symptômes du nouveau coronavirus augmente en effet de façon significative. Il souligne qu’il est donc important de rester très prudent.

"Lorsqu’il y a eu un pic de cas de contaminations dans le Limbourg et puis en Campines, la situation était très calme chez nous", indique Joanne De Roeck de l’AZ Klina. "Notre pic à nous est donc arrivé plus tard. C’est pourquoi nous appelons la population à rester très prudente, à suivre à la lettre les recommandations du gouvernement et à prendre soin des plus vulnérables".

Sur les réseau sociaux, un médecin de l’AZ Klina lance même un appel personnel au respect des règles de distanciation sociale et de précaution sanitaire, parce que le nombre de contaminations n’atteint que maintenant un pic dans la région de cet hôpital anversois. Il raconte la surcharge de travail à laquelle le personnel hospitalier est actuellement confronté.

"Le défi pour les hôpitaux est désormais encore plus grand"

Le président de l'Association belge de médecine intensive, Geert Meyfroidt, soulignait d’ailleurs mercredi que les hôpitaux belges ont résisté à l'épidémie de coronavirus mais sont désormais confrontés à un défi encore plus grand. Les services de soins intensifs doivent en effet garder des lits disponibles pour les patients contaminés mais également pour les autres malades, alors que les activités normales ont repris.

Selon Geert Meyfroidt, les résultats de la lutte contre le Covid-19 sont satisfaisants en Belgique mais il faut encore rester vigilant. "Le gouvernement nous a demandé de continuer à réserver des capacités pour de petites nouvelles vagues", indique-t-il. Les hôpitaux doivent être en mesure d'augmenter rapidement leurs capacités en soins intensifs et dans d'autres "services Covid" si nécessaire. "Nous sommes prêts", assure le président de l'association. "Mais il faut voir comment la population va réagir au déconfinement."

Les hôpitaux reprennent par ailleurs leurs activités normales, alors que la courbe de l'épidémie de coronavirus faiblit. Certaines interventions ne peuvent plus être reportées, notamment des opérations au cœur ou aux poumons, assure Geert Meyfroidt. "C'est un défi de fournir à nouveau la capacité pour ces interventions", précise-t-il.

Foto: Lieve Blancquaert