Un syndicat de policiers dénonce les bandes de jeunes qui défient les forces de l'ordre en période de confinement

A Bruxelles, les policiers sont de plus en plus souvent confrontés à des bandes de jeunes qui se retournent contre eux lorsqu'ils interviennent pour interdire les rassemblements. Alors que, par ailleurs, les autorités locales demandent aux forces de l'ordre de ne pas intervenir. C'est ce qu’a déclaré, ce jeudi, Vincent Houssin, du syndicat de policiers VSOA, dans "De ochtend" sur Radio 1 (VRT). Pour Vincent Houssin, le fait que certains mandataires locaux se rangent du côté de ces bandes de jeunes est un problème plus grave que la violation de l'interdiction de rassemblement.

Depuis quelque temps des échauffourées ont lieu à Bruxelles avec la police et sont pourtant passées sous silence. Même en cette période de confinement, certains gangs de jeunes descendent dans la rue pour défier la police. Le fait que ce soit la période du Ramadan est utilisé abusivement comme raison de ces réunions. Selon Vincent Houssin, la majorité des musulmans sont corrects et respectent bien les règles. Mais ces gangs de jeunes essaient de prendre le pouvoir dans la rue, et ils se sentent soutenus par certains politiciens locaux.

"Toute personne qui agit contre la police doit être punie"

"Il faut dire les choses comme elles sont : nos contrôles sont freinés par certains hommes politiques qui prennent le parti des bandes de jeunes en remettant en cause nos actions. Or, nous devons agir, même en période de confinement. Certains mandataires envoient de mauvais signaux. À Bruxelles, il s'agit d'un problème très grave qui va bientôt échapper à tout contrôle si rien n'est fait pour y remédier. Toute personne qui agit contre la police doit être punie" a conclu Vincent Houssin.