Les organisations environnementales appellent au "soutien massif" des transports publics

À l'heure où se discute l'aide d'État à la compagnie aérienne belge Brussels Airlines, les organisations TreinTramBus, Bond Beter Leefmilieu, Inter-Environnement Wallonie et Greenpeace appellent ce vendredi les autorités à donner la priorité à un "soutien massif" des transports publics.

"Les transports publics sont une réponse aux défis climatique et de mobilité à l'échelle belge et européenne. Cependant, ils ne vont pas pouvoir relever ce défi si on ne leur en donne pas les moyens et qu'on privilégie des alternatives polluantes qui, souvent, les concurrencent", affirment les organisations environnementales dans un communiqué commun.

Les transports publics sont doublement touchés par la crise sanitaire, soulignent les associations, qui s'inquiètent de la santé financière des différents services de mobilité durable. "Non seulement, ils ont des coûts fixes à assumer tout en subissant une perte importante de leurs recettes (comme les compagnies aériennes), mais en plus ils ont continué à assurer un service essentiel aux citoyens, impliquant des coûts supplémentaires."

Selon le communiqué, la SNCB estime ainsi, à ce stade, une perte de recettes de l'ordre de 70 millions d'euros par mois et un coût supplémentaire de 3,5 millions d'euros pour l'achat de matériel sanitaire. Contrairement au privilège que représentent les déplacements "pas nécessairement essentiels" en avion pour une partie de la population plus aisée, l'utilisation des transports publics n'est pas une option pour les publics les plus fragilisés, "mais bien l'unique moyen de se rendre chez le médecin, au travail ou à l'école", insistent les organisations.

Afin de relever les nombreux défis liés à la progression du changement climatique, la pollution de l'air et l'encombrement des villes, les associations environnementales appellent les décideurs belges à "accorder les aides d'Etat aux secteurs qui contribuent effectivement à la réalisation du Green Deal européen et des objectifs climatiques internationaux."

Nicolas Maeterlinck