Secondes résidences : "Les bourgmestres de la côte doivent suivre les directives fédérales"

Le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé (photo), souligne que tous les bourgmestres des communes du littoral doivent suivre les mesures du Conseil national de sécurité. Il réagit ainsi aux déclarations faites par différents bourgmestres de la côte, dont celui de Middelkerke, Jean-Marier Dedecker. Ils affirment que l'interdiction de la venue des résidents secondaires à la côte ne peut être appliquée.

Les bourgmestres côtiers avaient prévu d'accueillir les résidents secondaires à la côte à partir du 18 mai. Cependant, le Conseil national de sécurité a décidé de reporter cette décision au 8 juin au plus tôt. Entretemps, plusieurs bourgmestres de communes balnéaires ont fait remarquer que cette règle ne peut plus être appliquée.

Le bourgmestre de Middelkerke (Flandre occidentale), Jean-Marie Dedecker (indépendant), a même appelé à la désobéissance civile. Jeudi, à la Chambre, il s’est dit furieux parce qu’il n’avait pas reçu de réponse de la Première ministre Sophie Wilmès à propos du retour des résidents secondaires dans leurs logements au littoral. "A partir du 18 mai, la police dans ma commune n’effectuera plus aucun contrôle des résidents secondaires. Vous pouvez les faire faire par la police fédérale", menaçait Dedecker (photo ci-dessous) en s'adressant à la Première ministre.

"Nous voulons tous sortir de cette crise le plus rapidement possible. C'est pourquoi tout le monde doit obéir aux règles fédérales", a rétorqué le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, en fin de soirée. Tout en reconnaissant qu'il soit difficile de faire la distinction entre les visites familiales et les visites des résidents secondaires.

"C'est certainement difficile, et je n'appelle pas à une chasse aux sorcières. Mais annoncer dès maintenant qu'il n'y aura pas de contrôles ou même appeler les résidents secondaires à venir à la côte est carrément irresponsable. Les règles fédérales doivent être respectées par tous, y compris par les bourgmestres des zones côtières."

Si nécessaire, le gouverneur pourra intervenir et demander l'aide de la police fédérale. "Les zones de police locales ont fait un bon travail de surveillance jusqu'à présent, et je suppose qu'elles vont continuer à le faire", concluait Decaluwé.

Le bourgmestre d’Ostende, Bart Tommelein (Open VLD, photo archives), avait également déclaré jeudi qu’il est impossible pour les polices locales de contrôler si des propriétaires sont revenus dans leur résidence secondaire au littoral. Il demande au Conseil national de sécurité d’analyser si les résidents secondaires ne pourraient pas tout de même être autorisés à revenir à la côte dès le 18 mai, à certaines conditions.

Quant au bourgmestre de Courtrai (Flandre occidentale), Vincent Van Quickenborne (Open VLD), il avait déclaré jeudi au micro de la VRT que les bourgmestres doivent respecter les décisions du Conseil national de sécurité. "Si nous demandons aux citoyens de respecter ces consignes, nous devons également nous y tenir en tant que bourgmestres", estimait Van Quickenborne.