L’UZ Leuven lance une étude sur le recours au plasma de patients guéris du Covid-19

Une étude clinique à grande échelle sur le plasma de patients guéris du Covid-19 a été lancée en Belgique. L'étude DAWN-plasma est une collaboration entre des hôpitaux universitaires et non universitaires de Wallonie, de Flandre et de Bruxelles, dont la coordination est assurée par l'UZ Leuven, l’hôpital universitaire de Louvain. Elle cherchera à déterminer si le plasma de patients guéris du nouveau coronavirus pourrait permettre à ceux qui sont malades de ne pas évoluer vers un état grave.

Traiter des malades du coronavirus avec du plasma de patients guéris de la même infection est une méthode qui a déjà fait ses preuves dans d'autres maladies infectieuses. En effet, le plasma des patients guéris contient des anticorps, des protéines produites par le système immunitaire pour combattre les infections.

La Croix-Rouge a lancé, au début du mois d'avril, un appel aux dons de plasma auprès de patients guéris du coronavirus. Il s'agit de sélectionner les donneurs les plus adéquats, qui présentent les bons anticorps en quantité suffisante dans leur plasma. Les candidats donneurs peuvent se manifester via le site covid19plasma.rodekruis.be.

Déjà 359 personnes ayant le bon profil se sont inscrites. Début mai, les premiers patients Covid-19 ont donné leur accord pour participer à l'étude. Quelque 384 patients devraient y être impliqués. "Notre étude vise à évaluer dans quelle mesure l'administration d'anticorps issus du plasma de patients guéris à un stade précoce permet de réduire le besoin d'assistance respiratoire chez les patients atteints du coronavirus", explique le professeur Geert Meyfroidt (photo), coordinateur national de l'étude.

"Il reste cependant encore de nombreuses questions scientifiques à résoudre autour de cette approche. C'est pour cette raison qu'il est très important que notre recherche soit scientifiquement très bien étayée et bien préparée. Les pays voisins réalisent des études similaires, et nous envisageons de mener les études de la même manière et d'analyser les résultats ensemble, à l'échelle européenne."

Les chercheurs espèrent avoir terminé leur étude à grande échelle d’ici un an.