Les présidents des partis socialistes consultent leurs homologues

Les présidents du PS et de la SP.A, Paul Magnette (photo, à dr.) et Conner Rousseau (photo, à g.), ont entamé ensemble la semaine dernière une série de "rencontres informelles" avec leurs homologues des autres partis pour s'entretenir avec eux sur la manière dont ils voient la sortie des pouvoirs spéciaux de l’actuel gouvernement fédéral. L’information rapportée par le quotidien Het Nieuwsblad a été confirmée à la VRT. Il ne s’agit encore que de discussions "embryonnaires", dans l’espoir qu’un nouveau gouvernement fédéral pourra être formé d’ici fin septembre.

Conner Rousseau (SP.A) et Paul Magnette (PS) ont déjà rencontré quatre premiers présidents de partis la semaine passée. Quatre autres devraient se succéder la semaine prochaine, a ajouté le porte-parole du PS, sans fournir de noms. Il s’agit de partis qui, comme les socialistes flamands et francophones, avaient donné leur feu vert aux pouvoirs spéciaux pour l’équipe de la Première ministre Sophie Wilmès, pour gérer la crise sanitaire : N-VA, Groen, Ecolo, CD&V, CDH, DéFI, Open VLD et MR. Ce qui signifie alors que le PS et la N-VA se retrouveraient à nouveau à une table de discussion.

"Vu la fin possible des pouvoirs spéciaux en juin, il est assez logique que la famille socialiste, qui est la plus grande formation du pays, prenne l'initiative (pour ces entretiens)", selon ce porte-parole du PS. Il ne s'agit toutefois nullement de négociations politiques pour la formation d'un nouveau gouvernement, mais plutôt de "rencontres informelles" pour entendre les autres présidents de parti "sur la manière dont eux voient la suite des événements, comment ils voient l'avenir".

Si les socialistes se permettent de prendre cette initiative, c'est parce que la récente formation du gouvernement de pouvoirs spéciaux autour de Sophie Wilmès prive le Roi de la possibilité de désigner un quelconque informateur chargé d'explorer les possibilités de formation d'un nouvel exécutif, font-ils valoir.

La rédaction de VRT NWS apprenait que ces discussions "embryonnaires" seront censées former un cadre de travail pour un futur (in)formateur. Dans l’espoir qu’un nouveau gouvernement fédéral de pleins pouvoirs sera formé d’ici fin septembre.

Cette initiative conjointe de Conner Rousseau et Paul Magnette semble en tout cas signer un réchauffement de leurs relations. Celles-ci avaient en effet pris un coup de froid en début d'année lorsque le président du PS avait publiquement écarté un accord pour la constitution d'une nouvelle majorité fédérale, avant même d'avoir averti son homologue flamand. Rousseau n'avait d'ailleurs pas manqué de faire savoir publiquement sa déception envers Magnette.

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