Nicolas Maeterlinck

Coronavirus : "Ils adoptent un chien parce qu'ils s'ennuient et veulent le rapporter quand ce sera fini"

Le refuge pour animaux Folyfoot de Waregem (Flandre occidentale) en a assez des gens qui adoptent un chien juste parce qu'ils se sentent seuls à cause du confinement. "Certaines personnes demandent même s'ils peuvent rendre le chien après la crise sanitaire. La honte ne les étouffe pas", s'indigne le directeur Jurgen Naert qui a décidé de mettre fin aux adoptions de chien.

Lorsque la crise du coronavirus a commencé, les demandes d’adoptions de chiens n’ont pas augmenté tout de suite. Mais après quelques semaines de confinement, la situation a changé. Jurgen Naert du refuge Folyfoot de Waregem à témoigné sur Radio 2 (VRT) : "Nous avons reçu deux fois plus de demandes. De deux par semaine en moyenne, nous sommes passés à trois ou quatre par semaine".

"Les gens voulaient un chien parce qu’ils se sentaient seuls. Comme ils avaient plus de temps, ils trouvaient cela un peu plus amusant de pouvoir promener un chien. De nombreux refuges pouvaient à peine répondre à la demande. Le refuge Folyfoot a mis des limites. Pour pouvoir adopter un animal, il faut au préalable remplir un long questionnaire. Et nous demandons aussi des photos du jardin", exolique Jurgen Naert.

"Nous posons encore quelques questions supplémentaires sur place. Que ferez-vous du chien lorsque vous retournerez au travail et qu'il y aura moins de temps à lui consacrer ? Si nous voyons des gens commencer à douter, nous refusons. Nous avons également des contrôleurs dans tout le pays. Si nous avons un mauvais pressentiment, nous effectuons un contrôle. Nous avons déjà récupéré deux chiens. Nous avons même arrêté les adoptions depuis lors."

Mais s'il n'y a plus d'adoptions, les refuges pour animaux risquent d’être surpeuplés. Pour Jurgen Naert : "Heureusement, nous avons beaucoup de place. Et s'il n'y a pas assez de place, nous pouvons toujours faire appel à nos familles d'accueil".