Le chômage temporaire s’est révélé moins coûteux que prévu

Afin de faire face aux conséquences économiques de la crise du coronavirus, la ministre fédérale de l'Emploi Nathalie Muylle (CD&V) propose de prolonger le chômage temporaire jusqu'à la fin du mois d'août. En mars et avril, le système a coûté 1,3 milliard d'euros, selon les chiffres communiqués par la ministre, alors qu'un montant proche des 3 milliards d'euros avait été anticipé. C’est ce qu’indique le quotidien De Standaard ce lundi.

Durant le mois d'avril, 1,2 million de travailleurs ont reçu une allocation pour chômage temporaire, ce qui représente une augmentation par rapport aux 940.000 travailleurs du mois de mars. La plupart de ces employés ont continué à travailler à temps partiel pour leur entreprise.

"Les entreprises ont eu recours de manière très flexible au système, ce qui était l'objectif", a expliqué la ministre Muylle. "A peine un chômeur temporaire sur cinq n'a pas pu travailler durant tout le mois d'avril. La durée moyenne du chômage était de 14 jours, ce qui indique que les entreprises ont employé le personnel à tour de rôle. Sept pour cent des employés n'ont connu qu'un ou deux jours de chômage", a encore souligné Nathalie Muylle.

AP2011

Dans le détail, c'est le commerce de gros et de détail qui a le plus fait appel au chômage temporaire en avril, avec 243.339 travailleurs et 33.299 employeurs concernés. Viennent ensuite l'industrie (216.185 travailleurs), les services administratifs et de soutien (210.106) et la construction (135.955).

En pourcentage de travailleurs touchés par rapport à l'ensemble des travailleurs du secteur, c'est par contre l'industrie automobile qui arrive en tête, avec 81,9% des travailleurs en chômage temporaire, devant le secteur touristique (73,3%) et la construction (65,8%). "Ce monitoring est important pour le mois de mai, afin d'évaluer les effets des assouplissements des 4 et 18 mai", a encore indiqué la ministre.

Enfin, il apparaît que l'allocation de chômage temporaire pour cause de coronavirus s'est élevée en moyenne à 440 euros en mars et 813 euros en avril. "Ce montant plus élevé est dû au fait que de nombreuses entreprises n'ont pas fait de demande de chômage temporaire avant la mi-mars" et le début des mesures de confinement, a encore précisé Nathalie Muylle (photo).

Les plus consultés