La première semaine de réouverture des musées aura été calme, sauf au musée d'Afrique centrale

La première semaine de réouverture des musées bruxellois s'est passée dans le calme. Les visiteurs ont retrouvé le chemin des oeuvres, mais les pertes seront difficiles à combler. Quant au Musée de l'Afrique centrale à Tervuren, il a attiré 2.500 visiteurs.

Bozar, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Train World et Autoworld indiquent que les visiteurs se sont montrés bien disciplinés face aux mesures imposées comme le port du masque, la distance d'1m50, les chemins directionnels à respecter, ... L'achat préalable de ticket assorti d'un horaire de visite est également une pratique bien acceptée.

"Les gens sont disciplinés, mais je dois reconnaître que c'était calme. Un bon lundi, nous accueillons normalement 500 personnes, mais le jour de la réouverture il n'y en avait que 120. Ils étaient un peu plus nombreux le week-end", explique le directeur général d'Autoworld, Sébastien de Baere.

Du côté des allées de Train World, on a accueilli environ 100 visiteurs par jour, tandis que les musées des Beaux-Arts en comptaient entre 10 et 231 le 24 mai. En temps normal, les musées des Beaux-Arts attirent 3.000 visiteurs quotidiens. Les pertes des revenus liées à la fermeture sont estimées à un million d'euros.

Bozar, qui héberge une populaire exposition sur Keith Haring, a reçu le jour de sa réouverture 200 amateurs, et 500 le dimanche. La capacité maximale est fixée à 600 alors que Bozar accueille en temps normal 2.000 visiteurs les jours chargés. Les gens réservent aussi à l'avance, 3.300 réservations ont déjà été faites pour l'exposition.

Pour sa semaine de réouverture, le Musée de l'Afrique centrale a attiré 2.500 visiteurs

Le musée de l'Afrique centrale à Tervuren (Brabant flamand), qui a rouvert ses portes le 19 mai dernier après deux mois de fermeture en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, a accueilli environ 2.500 visiteurs la semaine dernière, avec des pics allant jusqu'à 650 personnes par jour le week-end passé.

"Nous sommes agréablement surpris par l'affluence. Vu que nous autorisons un maximum de 100 personnes par créneau horaire, les visites sont étalées sur toute la journée et nous nous assurons constamment, grâce à un décompte des personnes quittant le musée, qu'il n'y a jamais plus de 450 visiteurs à l'intérieur en même temps. Ce n'était donc jamais bondé", a indiqué le directeur de l'institution, Guido Gryseels.

Pour visiter le musée, il faut réserver en ligne. Les personnes qui n'auraient pas réservé au préalable sont autorisées à rentrer uniquement si les limites de fréquentation n'ont pas été atteintes durant la tranche horaire.

Dès la fin de cette semaine, des panneaux explicatifs informeront le grand public sur la manière dont le coronavirus affecte la biodiversité en Afrique, a par ailleurs annoncé le directeur. Les singes et les félins, par exemple, sont particulièrement sensibles au SARS-Cov-2.

Les visiteurs découvriront en outre comment le système des soins de santé est organisé en Afrique et seront éclairés sur la manière dont les maladies infectieuses telles que le coronavirus y sont prises en charge.
 

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