"13 des 23 premières contaminations belges au Covid-19 provenaient d'un même hôtel en Italie du Nord"

La plupart des premières contaminations belges au coronavirus proviennent d’un même hôtel situé en Italie du Nord. C'est ce qui ressort d'un reportage du magazine d'investigation de la VRT "Pano". Les journalistes ont reconstitué le début de la crise sanitaire dans notre pays. C’est lors des premiers jours après les vacances de carnaval que les choses ont mal tourné. "Pano" est remonté à la source, avec les protagonistes, les experts et les familles. Un reportage à voir ce mercredi soir à 20h45 sur Eén (VRT).

Environ cinquante Flamands, originaires du Limbourg et du Brabant flamand passaient leur vacances de carnaval dans le même hôtel à Obereggen un village de montagne, situé dans les Dolomites au Nord de l’Italie.

À cette période, on ne parlait pas encore beaucoup de ce nouveau coronavirus et s’il y avait déjà des cas de contaminations en Italie, ils étaient situés en Lombardie, à trois cents kilomètres de là, mais pas dans les stations de ski. Les vacanciers flamands ne se sont donc pas inquiétés.

Mais lorsque les skieurs sont rentrés en Belgique, plusieurs d’entre eux sont tombés malades. Or ils n’avaient pas été placés en quarantaine à domicile et n’avaient pas été testés non plus.

A l’époque les critères étaient très stricts et si l’on ne venaient pas d’une zone à risque comme la Chine la Corée du Sud ou l’Iran ou de certains villages de Lombardie, on n’était pas mis en quarantaine.

Les critères imposés aux médecins généralistes pour effectuer des tests étaient stricts également. Il fallait que les patients viennent de zones à risque et qu’ils présentent des symptômes comme de la fièvre, une toux persistante ou des problèmes respiratoires. Les vacanciers de retour du ski ne seront donc pas testés même si certains le demandent. A l’époque on estimait qu’il ne fallait pas prendre de mesures disproportionnées. Cependant, de nombreux clients de l'hôtel redoutaient d’avoir été contaminés.

Dennis était l’un d’eux, il a témoigné dans le reportage de Pano. Il ne pouvait pas être testé, car il n'avait pas de fièvre et ne venait pas d'une zone à risque. Par conséquent, son médecin généraliste a dû "mentir" sur le document à remplir pour qu’il puisse être testé. Il a donc déclaré que Dennis avait de la fièvre.

"Mon médecin généraliste a dû évaluer la situation et je pense qu'il l'a fait très correctement. Un petit mensonge pour une bonne cause et une décision justifiée" estime Dennis.

Dennis a été testé positif au COVID-19, tout comme de nombreux autres Flamands qui étaient partis skier pendant les vacances de carnaval, mais il était trop tard, durant un long laps de temps ils ont probablement contaminés sans le savoir et sans le vouloir de nombreuses autres personnes.


La suite ce mercredi soir à 20h45 dans le reportage Pano : "Hotel Corona" sur Eén (VRT).
 

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