Laurent Perpigna Iban / Hans Lucas

Erika Vlieghe veut revoir la règle des 4 personnes : "Ce système a atteint ses limites"

Erika Vlieghe l’infectiologue, qui dirige le GEES, le Groupe d'experts en charge du déconfinement, veut faire de nouvelles propositions concernant les règles de contacts sociaux au Conseil national de sécurité qui se réunira la semaine prochaine. "La règle stricte des quatre personnes a atteint ses limites", a-t-elle déclaré à la VRT.

"Le GEES souhaite mettre les règles en matière de "bulle de contacts" sociaux sur la table du prochain Conseil national de sécurité (CNS) prévu le 3 juin, afin de voir si elles peuvent être aménagées", indique jeudi l'infectiologue Erika Vlieghe.

"Nous allons devoir continuer à limiter nos contacts, mais peut-être d'une manière différente et moins coercitive. Les contacts sociaux sont toujours à l'agenda du CNS", précise-t-elle. "La règle des quatre personnes sera donc discutée. La question est de savoir si les contacts sociaux ne peuvent pas être limités d'une autre façon, sans s'en tenir strictement aux quatre personnes", explique Erika Vlieghe.

"Ce système a suscité une grande confusion"

Depuis le dimanche 10 mai, jour de la Fête des mères, nous sommes autorisés à ajouter 4 personnes à notre "bulle familiale". Mais, une fois ces quatre personnes choisies, il est hors de question d'inviter dans les jours qui suivent d'autres personnes. Les contacts doivent ainsi se limiter à cette "bulle", initialement composée. Cette règle a suscité une grande confusion, et il n’est pas certain que tout le monde la suive à la lettre.

Alors que les enfants d'école primaire ne devront plus conserver de distance avec leurs camarades de classe à partir du 5 juin, l'histoire de la "bulle familiale" plus quatre personnes a atteint ses limites. Par ailleurs, la distance sociale, même si elle est assouplie, reste importante dans les écoles, insiste l'experte. Cela principalement entre les enfants et les enseignants. Entre enfants, la distance d'1,5 mètre peut être assouplie car cette mesure était en outre "un frein à la reprise de l'école".

"Nous allons devoir continuer à limiter nos contacts"

Pourtant, tout n'est pas encore rentré dans l'ordre. "Nous allons devoir continuer à limiter nos contacts, mais peut-être d'une manière différente et moins coercitive qu’avec ce nombre de quatre personnes".

"Le concept de bulles de contacts reste important", souligne l’infectiologue, afin de pouvoir vérifier qui était en contact avec qui lorsque quelqu'un tombe malade. "Alors la recherche des contacts reste également possible et mesurable."

James Arthur Photography

Les plus consultés