Genk réserve 28.000 euros pour des compensations au secteur culturel

La ville limbourgeoise au passé minier va consacrer 28.000 euros pour dédommager le centre culturel C-mine - aménagé dans l’ancien complexe du charbonnage de Winterslag, fermé définitivement en 1988 - pour les quelque 2.000 représentations qui ont dû y être annulées pendant la période de confinement. Chaque événement qui y a été annulé depuis le 12 mars et pour lequel une nouvelle date n’a pu être trouvée, sera compensé grâce à ce montant.

"Cela profitera tant aux centres culturels qu’au public", estime Anniek Nagels, échevine de la Culture de Genk. "Dans un premier temps, C-mine a tout fait pour trouver une nouvelle date pour un maximum de représentations. Mais comme nous avions déjà un agenda rempli pour la nouvelle saison, il n’a malheureusement pas été possible de sauver toutes les représentations. Nous avons donc décidé, en tant que ville, de suivre les recommandations de la coupole des organisations artistiques. Nous voulons être solidaires avec le secteur culturel et payeront 30% du cachet comme compensation " 

Le centre de connaissances des médias et des arts C-mine est l’une des premières institutions artistiques à prendre pareille initiative de soutien. L’échevine Anniek Nagels considère cet arrangement de compensations comme un investissement dans l’avenir du secteur des arts et de la culture. "Notre ville et le site C-mine en profiteront aussi, car en soutenant les réalisateurs nous contribuons à préserver une offre variée pour les saisons à venir".

Les élèves de l’Académie de Arts de Genk peuvent aussi compter sur le soutien de la ville. Ceux qui suivent une formation en arts plastiques devraient recevoir un chèque-cadeau variant de 10 à 15 euros. "L’académie de Genk considère cela comme une compensation pour les coûts pour le matériel que les élèves ont payés", indique l’échevine. "La ville débloque pour cela quelque 6.000 euros supplémentaires. Les élèves qui ont loué un instrument de musique à l’académie verront, eux, la période de cette location prolongée".

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