Nicolas Maeterlinck

De nombreux Belges aux terrasses, aux Pays-Bas. Les contrôles seront renforcés à la frontière

Le week-end de la Pentecôte n’aura pas seulement été très chargé à la côte, mais aussi aux Pays-Bas. Depuis hier, les établissements du secteur horeca y sont à nouveau ouverts et de nombreux Belges ont traversé la frontière pour se restaurer ou boire un verre à une terrasse. "Ce n’est pas raisonnable", a déclaré le bourgmestre de Damme, Joachim Coens (CD&V) qui a demandé d’avoir un peu de patience.

Liesbeth Van Os. habite à Dudzele mais possède une brasserie à Sluis aux Pays-Bas avec son partenaire. Depuis hier, ils sont à nouveau autorisés à ouvrir.

"Ce n'était certainement pas la cohue et les gens étaient très prudents", a-t-elle déclaré à la VRT. "Mais la plupart des clients étaient des Belges. Je n'ai pas vu beaucoup de Néerlandais. Mais c'est aussi typique de Sluis. Si les Belges ne viennent pas, il n'y a personne ici. Ils constituent notre principale clientèle".

Alors que ce n'est pas encore autorisé pour les Belges dont les franchissements de frontières sont normalement limités à des visites familiales ou des achats indispensables, les terrasses de Sluis étaient remplies de Belges.

"En principe nous ne sommes pas autorisé à voyager en dehors du pays ni de à nous asseoir à une terrasse. Cette mesure devait permettre d'éviter que trop de personnes ne se réunissent au même endroit" ajoute Joachim Coens.

Les contrôles sont difficiles

Mais le contrôle est difficile. "Je ne peux pas imaginer que la police puisse contrôler cela", déclare de son côté Liesbeth. "La frontière est ouverte. Aux Pays-Bas, il est parfaitement permis de s'asseoir à terrasse, avec bien sûr un certain nombre de règles de sécurité. Mais si nous respectons ces conditions, je ne vois pas ce que la police néerlandaise devrait dire aux gens. Et la police belge n'est pas autorisée à venir contrôler ici".

Isolde Van Eenooghe, porte-parole de la zone de police de Damme/Knokke-Heist, est consciente du problème. "L'intention est maintenant de faire des contrôles routiers supplémentaires à la frontière et de se concentrer sur les contrôles d'alcoolémie".

Mais la meilleure solution, selon le bourgmestre de Damme Joachim Coens, est d'avoir un peu plus de patience. "Il semble que nous pourrons bientôt nous rendre aux terrasses dans notre propre pays également, sans enfreindre de règles et sans risquer de problèmes. Alors pourquoi ne pas attendre un peu ?"