Incidents à Matongé et la Porte de Namur après la manifestation bruxelloise paisible

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, "a donné l'ordre de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public" après les incidents qui ont éclaté dans le quartier bruxellois de Matongé au terme de la manifestation contre les violences policières envers les gens de couleur et plus généralement contre le racisme. Une manifestation qui s’était déroulée dans le calme.

Dimanche après-midi, la manifestation a rassemblé quelque 10.000 personnes sur la Place Poelaert, au pied du Palais de Justice. Elle s'est déroulée dans le calme, en présence de plusieurs personnalités politiques de différents partis. L'affluence a toutefois poussé certains, dont le président du MR Georges-Louis Bouchez et la Première ministre Sophie Wilmès, à regretter qu'une alternative n'ait pu être trouvée pour assurer le respect des consignes sanitaires.

C'est au terme de la manifestation que les choses se sont gâtées, une centaine d'individus s'en prenant aux forces de l'ordre à l'aide de pavés et de bouteilles. La police a utilisé les canons à eaux pour les repousser plus loin dans Matongé. Des magasins ont été pillés.

La Chaussée d'Ixelles, à hauteur de la Porte de Namur (vidéo), a été bouclée. "Des groupes de délinquants perturbent la fin de l'hommage à George Floyd. Nos forces de l'ordre sont présentes en nombre. J'ai donné l'ordre de procéder à des arrestations et de mettre fin immédiatement aux troubles à l'ordre public", a réagi le bourgmestre de la Ville, Philippe Close, sur Twitter.

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Une centaine de manifestants interpellés à Anvers

Entre 1.200 et 1.400 personnes ont manifesté pacifiquement dimanche après-midi à Anvers sous le slogan "Black lives matter". Au terme de cette action, un groupe important s'est toutefois rendu sur la Place Verte, sans respecter les mesures de sécurité sanitaire, comme la distanciation physique.

La police leur a demandé de quitter les lieux, ce que certains ont refusé. Entre 100 et 150 manifestants ont finalement été interpellés. Ils peuvent s'attendre à une sanction administrative.