"Un triumvirat composé de Wilmès, Jambon et Di Rupo pour mener les négociations gouvernementale"

Peter De Roover, chef de groupe N-VA au Parlement fédéral, a estimé que la Première ministre Sophie Wilmès (MR) était la mieux placée pour diriger les négociations en vue de former un nouveau gouvernement, avec les ministres présidents Jan Jambon (N-VA) et Elio Di Rupo (PS). "Je pense que l'axe entre le PS et la N-VA peut former une bonne majorité et compléter l’actuel gouvernement fédéral", réitérant ainsi la préférence de la N-VA pour une coalition jaune-violette.

Un "triumvirat" composé de la première ministre Sophie Wilmès (MR) et des ministres président flamand et wallon, Jan Jambon (N-VA) et Elio Di Rupo (PS) serait le mieux à même de prendre la tête des négociations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Peter De Roover, chef de groupe de la N-VA au Parlement fédéral, a défendu cette piste dans l’émission dominicale "De zevende dag" (VRT).

"Ils ont l'avantage d'être -comme première ministre ou ministre président - un représentant objectif", explique Peter De Roover. Si les présidents Bart De Wever (N-VA) et Paul Magnette (PS) entraient maintenant dans les négociations, ils mettraient trop l'accent sur les intérêts de leur parti".

"De plus, Jambon et Di Rupo, au moins sur le plan technique, ont coopéré de manière très constructive au cours de ces derniers mois", a ajouté Peter De Roover.

Pour le chef de groupe nationaliste flamand, cela conduirait à une formule dans laquelle la N-VA et le PS complèteraient le gouvernement minoritaire actuel.

Peter De Roover reconnaît qu'une réforme majeure de l'État (la N-VA veut évoluer vers le confédéralisme) "ne serait pas pour demain" et que cela "prendra de toute façon du temps".

Toutefois, le PS a indiqué en début de semaine qu'il ne participerait pas à un gouvernement composé à la fois de la N-VA et des partis libéraux, jugé trop à droite. Or, c’est la formule précisément proposée par De Roover.

"Si Monsieur Magnette sait qu’une solution est possible, mais qu'il ne l’accepte pas parce qu'il veut faire sortir un parti (des négociations ndlr.), alors il doit en prendre la responsabilité", déclare enore le chef de groupe N-VA.

 

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