La commune limbourgeoise de Pelt accueille le parc éolien le plus puissant de Flandre

La ministre flamande de l'Environnement et de l'Énergie Zuhal Demir (N-VA) a inauguré officiellement lundi le chantier du parc éolien "Storm" à proximité du site Nyrstar à Pelt (province du Limbourg), à l'occasion de la Journée internationale du vent. Ce parc éolien deviendra, à terme, le plus puissant de Flandre. Il produira suffisamment d'électricité pour couvrir la consommation annuelle de quelque 8.000 familles. Le fonctionnement des turbines pourra en outre être suspendu lors du passage d’oiseaux migrateurs.

"Des projets tels que celui-ci sont cruciaux si nous voulons atteindre nos objectifs en matière d'énergie renouvelable en Flandre", a souligné la ministre Zuhal Demir lors de l’inauguration du chantier.

Le parc éolien situé au nord du canal Bocholt-Herentals à Pelt, dans le Limbourg, sera composé de trois éoliennes d'une puissance électrique de 4,0 à 4,5 MW, d'un rotor au diamètre de 145 m et d'une hauteur de 170 m. C'est la première fois que des éoliennes de telles dimensions sont construites en Flandre. Elles fourniront de l’électricité pour couvrir la consommation annuelle de 8.000 foyers.

Deux des trois turbines sont en cours de construction sur les sites de la fonderie spécialisée dans le zinc Nyrstar et de la société voisine Velbo. La mise en service est prévue pour l'été 2021.

Les habitants de la commune de Pelt et de la ville de Lommel ont pu souscrire à des actions auprès de la coopérative Storm fin 2019. Une action coûtait 125 euros et chaque membre de la famille pouvait en acheter jusqu'à 24. Au total, 341 riverains ont investi dans le parc éolien.

Des radars pour détecter le passage d’oiseaux migrateurs

C’est la première fois qu’un parc éolien peut être construit aussi proche d’une installation radar militaire. Le radar de l’aéroport de Kleine Brogel est en effet situé à 9 km de Pelt. Jusqu’à présent, des turbines devaient être éloignées d’au moins 15 km de radars. De nombreuses études et de longues négociations ont cependant été menées à ce sujet, indique Dries Van Hooydonck de la coopérative Storm.

"Nous avons étudié en profondeur quel pouvait être l’effet d’éoliennes sur des radars. L’armée belge s’est montrée ouverte dans les négociations, sans perdre de vue la sécurité de l’aéroport militaire. Nous avons également fait des adaptations aux radars. Les trois turbines sont programmées dans le système radar. La sécurité de vol est garantie".

Dries Van Hooydonck précise que le parc éolien respectera le passage des oiseaux migrateurs dans cette région du Limbourg. "Un lien sera établi avec les indicateurs de précipitations de l’Institut royal de météorologie et de la Société environnementale flamande (VMM) à Houthalen-Helchteren. Ces radars peuvent détecter un grand groupe d’oiseaux dans l’air. Quand ce sera le cas, les turbines s’arrêteront automatiquement de tourner". Elles reprendront leur travail après le passage des oiseaux migrateurs.

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