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Déjà plus 400 Belges volontaires pour tester un vaccin potentiel

Plus de 400 personnes se sont portées volontaires pour tester un vaccin potentiel contre le coronavirus développé par le laboratoire belge Janssen Pharmaceutica et sa maison mère Johnson & Johnson. C'est un nombre élevé en comparaison avec d'autres tests en phase préliminaire d'évaluation, indiquent ce mercredi les quotidiens Het Nieuwsblad, De Standaard, de Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg. En outre, jamais autant de personnes n'ont participé à une étude clinique.

Les premiers tests devraient être entrepris mi-juillet en Belgique, soit deux mois plus tôt que prévu initialement. Ceci grâce aux bons résultats de la phase préclinique, indiquait tout récemment Janssen Pharmaceutica.

En dépit de l'enthousiasme de la part des répondants, davantage de volontaires sont encore recherchés. Les personnes prêtes à se soumettre au test sont d'abord évaluées, pour garantir qu'elles soient en bonne santé.

En tout, 500 volontaires seront impliqués dans la première phase de l'étude en Belgique. Ils seront dédommagés à hauteur de 1.500 euros. Mais des risques sont associés à la démarche: les effets secondaires connus sont répertoriés dans le formulaire de consentement, les autres seront traités.

La société belge Janssen Pharmaceutica et sa société mère Johnson & Johnson ont plus de 50% de chances de développer un vaccin efficace contre le coronavirus, indiquait le 10 juin la société pharmaceutique ancrée à Beerse en province anversoise.

La société pharmaceutique prévoit que les résultats des études cliniques seront disponibles au début de l'année prochaine. "Nous espérons disposer d'une première production d'ici là", ajoutait Tim De Kegel. La production a d'ailleurs déjà commencé afin de gagner le plus de temps possible. Selon le porte-parole, cela comporte des risques car le développement peut encore connaître des ratés. L'entreprise estime donc son taux de réussite à plus de 50%.