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Des boissons rafraîchissantes pour tenter de sauver des tonnes de concombres

Des experts de l'Institut flamand pour la recherche en agriculture (Ilvo) ont développé un procédé pour réaliser un concentré de concombre, qui peut ensuite être utilisé pour fabriquer des boissons rafraichissantes. La méthode permettrait ainsi de ne pas devoir jeter des tonnes de concombres qui sont restés invendus en raison du confinement sanitaire. La fermeture des restaurants dans le contexte de crise du coronavirus a en effet laissé des invendus estimés à 40% de la production pour le mois de mai. Soit environ 3.500 tonnes du légume qui risquent de pourrir.

Selon l'Ilvo, le jus de concombre concentré peut aussi constituer une excellent adjuvant pour les boissons rafraîchissantes, voire des produits alimentaires présents dans le commerce. Le légume est très nourrissant malgré le fait qu'il se compose à 95% d'eau. Sa teneur en calories est très faible mais il est riche en fibres, vitamines, antioxydants et minéraux.

Le processus développé par l’Institut flamand consiste donc à conserver un maximum de ces apports mais de réduire en même temps le volume pour en extraire du jus. Environ 86% des 95% de jus peuvent ainsi être récupérés.

Une société de catering de Merelbeke - Atelier M - est déjà en train d'expérimenter la nouvelle technique au travers de diverses recettes. Par exemple pour réaliser une sorte de limonade et des sirops. "Nous sommes en train de développer une boisson rafraichissante à base de jus concentré de concombre", expliquait Michaël Verlinden au micro de Radio 2 Flandre orientale. "Le concombre donne une belle couleur, un arôme qui se marie bien aux goûts plus sucrés. Notre entreprise vise le zéro déchet. Nous voulons nous investir dans la transformation d’excédents alimentaires".

Avec l’Ilvo, l’entreprise de Merelbeke (Flandre orientale) est impliquée dans le projet interrégional "Food from Food". D’ici septembre, l’Atelier M espère pouvoir mettre ses nouveaux produits sur le marché.

L’entreprise envisage également d’utiliser d’autres légumes pour réaliser des boissons, comme par exemple le chicon, dont le goût est pourtant plus amer. "C’est belge et très sain", conclut Michaël Verlinden.

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