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Le secteur événementiel met en garde : 3.200 entreprises et 80.000 emplois en danger

Une centaine de travailleurs de l'événementiel ont déposé ce jeudi quelque 1.500 caisses de transport de matériel devant le palais 5 du Heysel à Bruxelles (photo) pour plaider en faveur d'un échéancier progressif pour la reprise de leurs activités. "Une matrice est en cours d’élaboration", indique la Première ministre Sophie Wilmès.

Les manifestants étaient limités en nombre et la distanciation sociale appliquée, pour respecter les mesures visant à éviter une propagation du coronavirus. Les travailleurs portaient des gilets orange sur lesquels on pouvait lire "80.000 personnes oubliées". Le message était également repris sur des flyers collés sur les caisses de transport et sur deux grands écrans.

"Nous attendons des perspectives, des dates de relance pour notre secteur, sachant qu’il a été le premier à être mis à l'arrêt et qu'il sera probablement le dernier à pourvoir reprendre", a commenté Vinciane Morel, porte-parole de l'Alliance des Fédérations belges de l'Evénementiel. "On pourrait recommencer des petits événements cet été de manière contrôlée et mesurée. Mais comme un événement ne peut pas se planifier du jour au lendemain, surtout quand il y a beaucoup de public, on ne croit plus en la possibilité de faire de grands événements cet été. Il nous faudrait une décision au prochain Conseil national de sécurité pour mettre en œuvre un redémarrage réel à partir de septembre", a-t-elle réclamé.

Le ministre Denis Ducarme, les experts et les représentants du secteur événementiel travaillent à l'élaboration d'un "Event Risk Model" pour encadrer la réouverture, a répondu ce jeudi la Première ministre Sophie Wilmès, interrogée à la Chambre à ce sujet. Elle a assuré que la matrice sera mise en ligne dans les meilleurs délais. Le feu vert du prochain Conseil national de Sécurité sera nécessaire.

A partir du 1er juillet, les événements accueillant un maximum de 200 personnes seront à nouveau autorisés. Les événements de masse restent, eux, interdits jusqu'au 31 août. Mais "la décision finale se fera sur base de l'avis du GEES (le groupe d'experts chargé du déconfinement), qui doit déterminer la nécessité ou non de maintenir un cap pour août ou septembre."

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