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Des policiers manifestent à Bruxelles contre leur stigmatisation

Environ 300 policiers ont manifesté vendredi midi devant le palais de justice de Bruxelles pour protester contre le dénigrement dont ils seraient injustement victimes à la suite de la vague de protestation populaire contre les violences policières générée par la mort de George Floyd aux États-Unis. Ils soulignent que la situation en Belgique n’est pas comparable à celle aux Etats-Unis. Il n'y a eu aucun incident signalé à Bruxelles par la police.

Les policiers présents ont formé une haie d'honneur devant le palais de justice et ont déposé menottes et brassards au sol. Ils ont également fait retentir des sirènes de leurs véhicules. Des applaudissements ont refermé ce moment silencieux de protestation.

L'appel à manifester lancé par le groupe Facebook Police Unifying Movement (PUM) a été bien suivi du côté francophone du pays avec des rassemblements notables entre autres à Liège et Charleroi. Le PUM signale cependant des mots d'ordre, notamment en Flandre, demandant de ne pas manifester et de privilégier la voix classique des négociations. Des policiers flamands ont en conséquence communiqué des photos individuelles sur lesquelles ils avaient déposé leurs menottes et brassards à leurs pieds, pour exprimer leur solidarité.

L'inspecteur de police Vincent Declercq, président de la section CGSP police pour la zone de Bruxelles-Nord, a fait remarquer lors du rassemblement à Bruxelles que les récents contrôles filmés par l'eurodéputée Pierrette Herzberger-Fofana (Verts/ALE) dans le quartier nord étaient liés à un renforcement des patrouilles en rapport avec des faits de violence graves dénoncés dans le secteur.

"Dans la presse internet, écrite ou les médias télévisés, tous les jours on remet en cause une simple opération de police". Il défend que le contrôle d'identité et la fouille de sécurité sont des procédures routinières, qui sont à ses yeux "des règles de base" toujours motivées par des critères simples. "Depuis des années, on réclame des caméras-piétons, ces caméras que le policier porte sur lui à hauteur de la poitrine, qui permet d'objectiver son intervention", continue le policier. "Le but est de le protéger lui et de protéger aussi le citoyen. Cela va permettre une désescalade". Il espère que ces protestations au nom de George Floyd permettront d'accélérer le déploiement des bodycams.

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