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La Chambre donne son feu vert au Fonds blouses blanches

La Chambre a adopté jeudi soir en séance plénière la proposition de loi pérennisant le Fonds blouses blanches. Déposée par les députés socialistes Marc Goblet (PS) et Jan Bertels (SP.A), elle a été cosignée par les députés de huit autres partis (Ecolo-Groen, MR, Open VLD, CD&V, cdH, PTB et N-VA) et approuvée à l'unanimité, moins un vote contre.

Ce fonds est né le 24 octobre d'un amendement déposé par le PTB à la loi sur les 12e provisoires et qui entendait répondre à la grogne du personnel infirmier, lassé de conditions de travail toujours plus pénibles. Un montant de 67 millions d'euros avait déjà été libéré au mois de novembre.

Le texte qui rend durable le fonds est le fruit d'un travail de concertation avec les partenaires sociaux et de coopération entre les groupes politiques au sein d'un groupe de travail présidé par Marc Goblet. La pandémie de Covid-19 a remis à l'avant-plan les revendications du personnel soignant et a permis un large accord politique le 3 juin.

Un montant de 402 millions d'euros est prévu annuellement, dont 48 millions pour améliorer l'emploi des infirmiers et infirmières indépendants. Les 354 autres millions d'euros sont affectés au renforcement de l'emploi du personnel soignant salarié, via le fonds Maribel social. 10% de ce montant est affecté à la formation du personnel et au tutorat des stagiaires.

Une évaluation du dispositif est prévue au plus tard le 31 mars 2021. "Je tiens à rendre hommage à tous ces hommes et surtout ces femmes qui sont de véritables héros. Merci pour tout et merci pour votre travail. Nous vous devons énormément", a déclaré Marc Goblet à l'attention du personnel soignant.

"Le travail n'est pas terminé et d'autres mesures doivent être mises sur la table. Notre groupe de travail poursuivra la réflexion, aussi pour aborder différents sujets qui n'ont pas pu être pris en compte dans cette proposition." "C'est une victoire arrachée par les blouses blanches", a relevé Sofie Merckx (PTB). "La seule raison du vote de notre amendement était la pression de la rue."

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