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Le coût de la crise sanitaire monte à 280 millions d’euros pour les villes et communes

Les coûts supplémentaires générés pour les villes et communes de Flandre par l’épidémie de Covid-19 sont déjà évalués à 280 millions d’euros. Il s’agit de dépenses supplémentaires, comme par exemple pour l’achat de masques buccaux ou pour le soutien des centres publics d’aide sociale. Mais les administrations locales ont également perdu de l’argent en ne pouvant plus percevoir certains revenus, comme des locations de halls sportifs. Quelque 20% des administrations comptent ainsi revoir leurs plans budgétaires pour les années 2020 à 2025.

Acheter des masques buccaux pour les employés communaux mais aussi dans de nombreux cas pour la population, soutenir les centres publics d’aide sociale qui ont été davantage sollicités par des citoyens, venir en aide à la vie associative ou améliorer l’infrastructure. Autant de dépenses supplémentaires imposées par la crise sanitaire. Les villes et communes flamandes partent du principe qu’elles devront débourser cette année environ 139 millions d’euros qui n’avaient pas été budgétés.

C’est ce qu’indique ce lundi le quotidien De Standaard, sur base d’une enquête de l’Association des villes et communes de Flandre (VVSG). D’autre part, les revenus de ces entités diminueraient d’environ 141 millions d’euros. Un nombre assez conséquent de villes et communes ont en effet temporairement réduit certains impôts, comme par exemple sur les terrasses de cafés et restaurants qui ont dû fermer leurs portes pendant plus de trois mois.

Les revenus provenant par exemple de la location d’infrastructures sportives ont également largement diminué, l’utilisation de ces infrastructures ayant été interdite pendant de longues semaines pendant le confinement général.

A long terme, cela aura certainement un impact sur les plans budgétaires des villes et communes flamandes. Quelque 20% des administrations locales déclarent devoir déjà faire des aménagements budgétaires cette année afin de pouvoir encore être en équilibre financier en 2025. "Il se pourrait donc que l’aménagement d’une piste cyclable ou la construction d’une nouvelle maison de repos et soins soient retardés, parce que l’argent doit actuellement être consacré à quelque chose d’autre", précisait Nathalie Debast de l’Association des villes et communes flamandes.

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