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Pas de surveillance électronique pour Hans Van Themsche ni André Gyselbrecht

Le tribunal d’application des peines de Gand se penchait ce vendredi matin sur la demande de libération anticipée sous surveillance électronique de deux détenus qui ont défrayé la chronique ces dernières années en Flandre. Comme attendu par les avocats des deux condamnés, le tribunal a refusé d’accéder à la demande de surveillance électronique de Hans Van Themsche (photo, centre) - responsable du meurtre à caractère raciste d’une enfant et sa nounou malienne et d’une tentative de meurtre en 2006 à Anvers -, mais aussi de l’ex-médecin André Gyselbrecht - commanditaire du meurtre de son gendre en 2012 à Wingene.

Le 11 mai 2006, Hans Van Themsche avait tué par balles Luna Drowart (2 ans), et la jeune femme qui s'occupait d'elle, Oulematou Niangadou (25 ans), au centre d'Anvers. Songul Koç, une femme de 47 ans, avait été gravement blessée. L'auteur des faits avait reconnu avoir sciemment visé des personnes d'origine étrangère.

Le 11 octobre 2007, le jeune homme alors âgé de 19 ans a été condamné à la réclusion à perpétuité. L'audience portant sur l'application de la peine de Hans Van Themsche avait été reportée le mois dernier car les victimes en avaient été informées trop tard. Elle s'était finalement tenue mardi et les proches et victimes avaient indiqué qu'ils ne s'opposaient pas à la demande de surveillance électronique.

"Je pense qu'il est prêt à prendre ses responsabilités. Je suis convaincue qu'il a compris ce qu'il a fait", avait déclaré Laurence Van Bree, la mère de la petite Luna. "Je pense qu'il est désolé. Rester en prison ne changera rien. S'il est libéré, ce cinéma s'arrêtera et il n'y aura plus de procédures, il pourra alors assumer ses responsabilités."

Pas de libération anticipée non plus pour André Gyselbrecht

André Gyselbrecht (69 ans), le médecin généraliste de Ruiselede condamné à 21 ans de prison dans l'affaire de l'assassinat du châtelain de Wingene, s’est également vu refuser sa libération anticipée sous surveillance électronique, ce vendredi matin, par le tribunal de l'application des peines de Gand.

André Gyselbrecht (photo) a été condamné l'année dernière par la cour d'appel de Gand en tant que commanditaire du meurtre de son gendre Stijn Saelens, lequel a été abattu le 31 janvier 2012 dans son château de Wingene. Au début, Gyselbrecht a prétendu qu'il voulait seulement donner une leçon à la victime, mais lors du procès en correctionnelle à Bruges, il a finalement avoué son rôle.

André Gyselbrecht avait demandé au tribunal de l'application des peines de pouvoir quitter la prison de Beveren avec un bracelet électronique. "Il remplit toutes les conditions. Tous les avis des psychologues, psychiatres et du service psychosocial sont positifs", a déclaré son avocat Johan Platteau, qui a assuré que son client est un prisonnier modèle et qu'il n'y a aucun risque de récidive.

Le parquet avait émis un avis négatif et le tribunal de l'application des peines a rejeté la surveillance électronique.

Foto Kurt

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