75 arrestations en marge de l'action du collectif Extinction Rébellion

Environ 75 personnes ont fait l'objet d'une arrestation administrative, samedi après-midi, après l'action de protestation du mouvement social écologiste Extinction Rébellion, qui s'était déroulée dans le calme au centre de Bruxelles. Les quelque 250 manifestants souhaitaient prendre la direction de la rue de la Loi - après avoir mené des actions à la place de la Bourse, à la rue Neuve et à la Tour des Finances - mais ont été retenus par la police, qui a fini par leur proposer de choisir entre quitter les lieux ou se faire arrêter.

Les activistes avaient mené trois actions dans l'après-midi, qui s'étaient déroulées sans incidents. Ils voulaient dénoncer le fait que la politique se laisserait trop guider par l’argent et l’économie. Le mouvement prône la désobéissance civile non violente pour inciter les gouvernements à agir pour sauver le climat et la biodiversité.

La manifestation devait se terminer au pied de la Tour des Finances, dont les lettres composant le mot 'Finance', sur la devanture, avaient été retirées plus tôt dans la semaine dans le but de les remplacer par le mot 'Resilience' ce samedi. Chaque lettre de ce mot représente une cause défendue par le collectif fondé en mai 2018 au Royaume-Uni et qui s’est depuis lors internationalisé. Ainsi, le R représente tous les groupes de la société qui souffrent de racisme de façon structurelle et systématique, le C le secteur culturel, et d’autres lettres symbolisent le mouvement de protestation socio-économique des gilets jaunes et celui des soins de santé.

La police n'a cependant pas autorisé l'apposition de nouvelles lettres sur la façade du bâtiment et a empêché les manifestants de se rendre ensuite à la rue de la Loi. Quelques dizaines d'activistes retenus par les forces de l'ordre sur le boulevard Pacheco ont fini par devoir décliner leur identité et laisser leur matériel de protestation, puis partir.

Une majorité de manifestants s'est pliée aux injonctions de la police. Ceux qui ont refusé de partir - environ 75 personnes - ont été appréhendés. Ils ont pu retrouver la liberté dans le courant de la soirée, mais ont reçu une sanction administrative communale.

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