L’application bluetooth pour contrer la propagation du coronavirus sera prête d’ici septembre

D’après la présidente du comité interfédéral Testing & Tracing, Karine Moykens, invitée dans le studio de la matinale ‘De Ochtend’ sur Radio 1 (VRT), l'application numérique de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus sera prête d'ici le mois de septembre. Selon une enquête de l'institut Vias, 37% des Belges se disent prêts à installer cette application sur leur smartphone

L'utilisation de cette application se fera sur une base volontaire et fonctionnera selon un système bluetooth. 

L’outil permettra d'avertir d'un contact avec une personne contaminée de manière anonyme. Cette personne aura dû au préalable introduire un code reçu de son médecin. 

Le gouvernement a approuvé à la fin juin l'arrêté royal de pouvoirs spéciaux qui jette les bases légales de cette application pour smartphone et qui est la reproduction de l'accord de coopération auquel ont abouti le gouvernement fédéral et les Régions sur le traçage des personnes contaminées. 

37% des Belges prêts à l’installer

Selon une enquête de l'institut Vias,  près de 4 Belges sur 10 (37%) sont disposés à installer une application de traçage qui avertit si l'on est entré en contact avec une personne atteinte du coronavirus. L'institut belge pour la sécurité routière, la mobilité et la sécurité de la société s'est associé au Kenniscentrum Data & Maatschappij (réunissant la VUB, la KU Leuven et l'UGent) afin de réaliser une enquête mi-juin auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 citoyens.

Si 37% des répondants sont disposés à installer une telle application pour prévenir la propagation du virus, ils sont quasiment autant à ne pas l'être (36%) et 27% ne savent pas. Selon Vias, les Belges faisant davantage confiance aux autorités sont plus disposés (57%) à l'installer que ceux ayant peu confiance en elles (28%). Les plus de 55 ans sont également plus favorables à l'installation de cette application que les sondés de moins de 34 ans (43% contre 29%). 

Quoiqu'il en soit, les répondants s'accordent à préférer le fonctionnement grâce au Bluetooth, qui n'enregistre pas la localisation mais vous avertit si vous avez été à proximité et/ou en contact avec une personne contaminée. L'enquête révèle qu'ils sont en revanche réticents à l'idée d'une application qui utiliserait la technologie GPS. 

Pour qu'elle fonctionne correctement, Vias rappelle qu'un nombre suffisant de citoyens devra l'installer. 

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