Nicolas Maeterlinck

Fedasil a été contrainte par décision de justice d’accueillir des demandeurs d’asile

L'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile, Fedasil, a été contrainte à plusieurs reprises au cours des semaines passées par le juge à accueillir des demandeurs d'asile, rapportent De Standaard et Het Nieuwsblad mercredi. Depuis le 26 juin, au moins une vingtaine de condamnations ont été rendues en ce sens.

Avec le confinement, le "Petit-Château" à Bruxelles, centre d'arrivée pour demandeurs de protection internationale en Belgique, a fermé ses portes. Si bien que d'un jour à l'autre, les demandeurs d'asile de ne pouvaient plus y demander l'accueil. Depuis lors, les candidats doivent s'enregistrer en ligne pour demander un rendez-vous. Une fois qu'ils ont été invité à enregistrer leur demande d'asile, ils peuvent bénéficier de l'accueil, ce qui peut prendre parfois des semaines. De nombreux demandeurs d'asile échouent donc à la rue.

Au cours des semaines passées, nombreux sont ceux qui ont introduit une requête auprès du tribunal du travail pour faire valoir leur droit à l'accueil. Ce qui a mené à des dizaines de condamnations obligeant Fedasil à immédiatement leur accorder l'accueil.

Selon la ministre de l'Asile et de la migration, Maggie De Block, Fedasil a bien exécuté toutes ces condamnations.

L’organisation flamande d’aide aux réfugiés, "Vluchtelingenwerk Vlaanderen" espère que ces condamnations feront bouger les choses. "Nous soulevons ce problème depuis mars, mais ces derniers mois, nous nous sommes heurtés à un mur", explique la directrice Charlotte Vandycke. "C'est une bonne chose que des mesures aient été prises pour protéger le personnel, mais cette procédure avec des enregistrements en ligne ne fonctionne pas : les délais sont beaucoup trop longs et les gens se retrouvent dans la rue pendant des semaines".
 

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