Homans : "Nous devons pouvoir davantage prendre le destin des Flamands en main"

C’est aujourd’hui la Fête de la Communauté flamande. Habituellement, un discours a lieu au sein de l’Hôtel de Ville de Bruxelles. Cette année, il a toutefois été annulé à cause de la crise sanitaire. C’est donc depuis la terrasse du Parlement flamand que la présidente de cette assemblée, Liesbeth Homans (N-VA), a accordé une interview, dans laquelle elle plaide une nouvelle fois pour plus d’autonomie des entités fédérées.

"Nous sommes sur le toit du Parlement flamand à Bruxelles, et je trouve cela important de rester à Bruxelles, la capitale de la Flandre", commence-t-elle par souligner.

Vendredi, dans son discours du 11 juillet, le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) n’a pas évoqué d’exigences communautaires. Pour Liestbeth Homans (N-VA), le sujet reste toutefois central. "Nous devons, en tant que Parlement flamand, pouvoir bien plus prendre le destin des Flamands en main", a-t-elle commenté dans un autre entretien accordé à la matinale de Radio 1 (VRT).

Il y a environ 20 ans, l’assemblée flamande avait adopté cinq résolutions concernant une autonomie plus poussée de la Flandre. "Il est temps dépoussiérer ces propositions, et de les actualiser", estime Liesbeth Homans.

La crise sanitaire, un tournant

D’après la présidente du Parlement flamand, la crise du coronavirus a déclenché un momentum, et les négociateurs du prochain gouvernement fédéral doivent le concéder. "Il était déjà clair que la répartition des compétences n’était pas bonne dans ce pays. La crise du Covid y a ajouté une couche. Tout le monde doit admettre que cela ne fonctionne pas de cette façon. Nous avons besoin de paquets de compétence plus cohérents pour la Flandre et pour la Wallonie".

L’un des points critiques de cette crise a été la gestion des centres de soins pour personnes âgées, une compétence gérée par la Flandre. "Je suis la dernière à nier le fait que certaines choses ont mal tourné dans les centre flamands. Mais nous dépendons aussi énormément des instructions fédérales. Et le matériel devait être livré par les autorités fédérales. Si nous avions pu tout gérer nous-mêmes au sein de la Flandre, sans devoir chaque fois attendre les décisions fédérales, nous aurions pu agir bien plus rapidement", estime Liesbeth Homans.   

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