Un comité de concertation se penche ce dimanche sur l’évolution de la situation sanitaire

La Première ministre Sophie Wilmès avait annoncé vendredi soir qu'elle convoquait le comité de concertation ce dimanche, afin d'examiner la situation sanitaire et son évolution dans chaque partie du pays. Ce comité a commencé à 10h du matin au Palais d'Egmont. Le ministre-président flamand, Jan Jambon, a demandé quant à lui à la Première ministre de réunir le Conseil National de Sécurité (CNS) plus tôt que prévu (le 23 juillet). Entretemps, les hôpitaux du pays se préparent à une seconde vague de contaminations au nouveau coronavirus.

Les experts, notamment régionaux, participent à la réunion du comité de concertation convoquée par la Première ministre Wilmès pour dimanche matin. En fonction des conclusions, la réunion du Conseil National de Sécurité, programmée jeudi 23 juillet, pourra être avancée. Le comité de concertation réunit les gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions, ainsi que des experts.

C’est notamment le ministre-président flamand, Jan Jambon (photo), qui demande à la Première ministre de réunir le Conseil National de Sécurité (CNS) plus tôt que prévu, étant donné les chiffres récents des contaminations dans le pays qui font craindre une recrudescence de l'épidémie. Le ministre-président a communiqué ce souhait à la presse vendredi, après un Conseil des ministres flamands.

La hausse du nombre de contaminations au coronavirus est source de "grands soucis" pour Jan Jambon. "Nous devons aborder les choses intelligemment et avec fermeté, mais ne pas paniquer. Nous avons tiré des leçons des mois précédents. Nous sommes convaincus d'être mieux armés aujourd'hui pour maitriser cette pandémie", ajoute le ministre-président flamand.

Il en a profité pour refaire un appel à la population: il faut être conscient de la "gravité de la situation" et continuer de respecter strictement les règles de précaution, avec la distanciation, le port du masque, les règles d'hygiène, avant tout. Certains "pensent que le pire est derrière nous", déplore Jan Jambon. "Et certainement maintenant que c'est l'été, on a l'impression que tout le monde devient un peu plus nonchalant". Jan Jambon souligne que les ministres suivent la situation "minute par minute".

CLI

Les hôpitaux se préparent à une deuxième vague d’admissions de patients Covid

Les plans d’urgence élaborés par les différents hôpitaux du pays sont prêts et "les patients ne doivent pas se faire de soucis à ce sujet", mais l’inquiétude augmente cependant à propos de la pression de travail qui pourrait s’en suivre pour le personnel des hôpitaux. "Les admissions augmentent dans certains hôpitaux, tout comme le nombre de personnes qui se présentent aux urgences. C’est encore trop peu pour se faire de gros soucis, mais c’est un peu trop que pour dormir sur nos deux oreilles", indique le Dr Philippe Jorens, chef du service des Soins intensifs à l’hôpital universitaire d’Anvers.

Les hôpitaux sont préparés à une seconde vague de patients Covid-19. "Les autorités nous ont déjà demandé de préparer les premières mesures des plans d’urgence. De nous préparer quant au nombre de lits et au personnel disponibles. C’est une préparation mentale et physique. Nous savons exactement où nous pourrons accueillir des patients atteints du coronavirus", précisait encore le Dr Jorens à la VRT.

Le docteur Geert Meyfroidt, chef du service des Soins intensifs de l’hôpital universitaire de Louvain, confirme que les patients ne doivent pas s’inquiéter à propos de la capacité d’accueil des hôpitaux. "Les plans sont prêts et sont meilleurs, à mon avis, que pendant la première vague de contaminations au Covid-19".

Tout comme son collègue Philippe Jorens, le Dr Meyfroidt est par contre inquiet par rapport à la pression de travail qui risque de peser à nouveau sur le personnel hospitalier, peu de temps après la fin de la première vague de contaminations. "Une partie du personnel a pris un peu de vacances, après les mois difficiles qui ont précédé. Ce qui met le système sous davantage de pression. Nous espérons donc aussi que peu de membres du personnel rentreront de régions qui nécessiteront par la suite une mise en quarantaine", souligne Jorens.

Les deux chefs de service soulignent qu’une deuxième vague de contaminations peut encore être évitée ou du moins limitée. "C’est la population elle-même qui doit gérer la façon dont elle se conduit".

Les plus consultés