Une piste cyclable longe l’E40 entre Evere et Schaerbeek

C’est avec une dizaine de jours de retard que la piste cyclable bidirectionnelle aménagée le long d’un tronçon de l’autoroute E40, entre les communes d’Evere et de Schaerbeek, a été ouverte aux vélos, vendredi. Les vélos sont protégés des voitures par des blocs de béton. Le but est de promouvoir l’utilisation du vélo dans la capitale et de permettre à davantage de cyclistes de respecter les mesures de distanciation sociale.

La nouvelle piste cyclable a été aménagée sur le côté droit de l’autoroute, entre l’accès situé sur l’avenue des Communautés à Evere et la sortie donnant sur la rue Colonel Bourg à Schaerbeek. Son ouverture aux cyclistes a été retardée notamment par les pluies des dernières semaines. "Pour faire des marquages au sol, il faut que le temps soit sec. Mais il y a aussi eu le début des congés du bâtiment. Ce sont donc des équipes de réserve qui ont dû reprendre l’aménagement de la piste cyclable", expliquait Inge Paemen de Bruxelles Mobilité. Et de l’asphalte supplémentaire a dû être coulé.

L’aménagement fait partie du projet E40 Parkway lancé il y a quelques années par le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet et qui vise à transformer la fin de l’autoroute E40 en boulevard urbain. La vitesse y a notamment été réduite à 50 km/heure. La promotion d’une mobilité alternative, dans le sillon de la crise sanitaire, a accéléré l’installation de la piste cyclable bidirectionnelle.

Sur une distance de 1,7 km, les cyclistes sont séparés de l’autoroute par des blocs de béton. Des critiques se sont élevées, dénonçant un manque de clarté du marquage. Mais Inge Paemen réfute ces accusations. "Les blocs sont très clairs. Moi-même, j’ai roulé sur la piste cyclable, pour savoir exactement de quoi elle a l’air. Je n’ai vu aucun automobiliste qui hésitait par rapport aux blocs de béton".

Le plan de mobilité prévoit l’aménagement de 40 kilomètres de pistes cyclables dans la capitale. "Dans le prolongement de la crise du coronavirus, nous constatons que les gens sont réticents à prendre encore en masse les transports en commun", conclut Inge Paemen.

Les plus consultés