Des évaluations centrales introduites dans l’enseignement néerlandophone, dès 2023

C’est une nouveauté pour l’enseignement en Flandre : au cours de son obligation scolaire, chaque élève devra passer une évaluation centrale à quatre moments bien précis, à savoir à la fin de la 4e et la 6e primaires ainsi qu’à la fin de la 2e et la 6e secondaires. La première session sera organisée en 2023, indique le ministre flamand de l’Enseignement Ben Weyts (N-VA). Ces examens devront permettre d’évaluer de façon objective les apprentissages de l’ensemble des élèves.

"C’est une petite révolution pour l’enseignement flamand", reconnait le ministre Ben Weyts (photo archives). "Pour la première fois, nous pourrons évaluer de façon objective les apprentissages de tous les élèves. Nous pourrons ainsi améliorer de façon ciblée la qualité de l’enseignement".

"Via ces évaluations centrales, nous pourrons mesurer en quelle mesure les élèves maîtrisent réellement les objectifs de fin de cycles et en quelle mesure les élèves et écoles parviennent à engranger des apprentissages. Nous devons procéder de la sorte si nous voulons protéger la qualité de notre enseignement et continuer à placer la barre haut pour nos élèves", estime Ben Weyts.

Le gouvernement flamand débloque 13,5 millions d’euros pour le développement de ces évaluations centrales. Elles auront lieu à la fin de la 4e et la 6e primaires, ainsi qu’à la fin de la 2e et la 6e secondaires. Une plateforme universitaire élaborera ces examens en tant qu’instance indépendante. Ils seront standardisés, validés et les mêmes pour tous les réseaux et coupoles de l’enseignement néerlandophone de Belgique. Les enseignants seront également impliqués - via leurs représentants - dans le développement de ces examens, afin que ces derniers soient aussi soutenus par les acteurs sur le terrain.

Dans l’enseignement secondaire, les premières évaluations centralisées auront lieu en 2023. Dans l’enseignement primaire ce sera en 2024. Le ministre Weyts lance un appel pour trouver une plateforme universitaire qui soit prête à élaborer ces tests, à soutenir les écoles lors du passage de ces évaluations, mais aussi à analyser leurs résultats au niveau des élèves, des classes, des écoles et du système. Un financement suffisant est prévu jusqu’à fin 2025, précise le ministre de l’Enseignement.

Comment réagit le secteur ?

La coupole de l’enseignement catholique en Flandre se montre positive. Son porte-parole Pieter-Jan Crombez estime que ces évaluations centrales peuvent fournir des données supplémentaires pour la politique de qualité menée par les écoles.

"Cela peut marcher, si les résultats sont ensuite utilisés dans la pratique par les écoles pour améliorer la qualité de leur enseignement. Il est donc important que les écoles reçoivent les résultats des tests, s’en servent et soient soutenues dans ce processus", indique Crombez.

GO !, la coupole de l’enseignement officiel en Communauté flamande, n’avait pas encore réagi ce lundi midi.

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