L’enquête sur la mort d’un homme arrêté à Anvers révèle qu’il était sous influence de drogues

Les premiers résultats de l’autopsie indiquent que l’homme de 29 ans d’origine algérienne qui est décédé il y a deux jours à la suite d’une intervention de la police dans les environs de la gare centrale à Anvers, était sous l’influence de plusieurs amphétamines au moment où il a succombé des suites d’un arrêt cardiaque. Les causes précises de son décès doivent encore être établies. L’intervention policière avait suscité de vives critiques dans la métropole et des appels ont été lancés ce 21 juillet via les réseaux sociaux pour manifester contre la violence policière. Quelque 200 personnes s’étaient rassemblées dans le quartier Oudaan et d’autres sur le Meir. Elles ont été dispersées par la police.

La police anversoise avait été appelée dimanche après-midi parce qu’un homme se comportait agressivement sur une terrasse près de la gare centrale. Il aurait, juste avant, mis une drogue dans son propre verre. "Les personnes présentes déclarent que l'homme frappait les gens et jetait le mobilier de la terrasse autour de lui", racontait le porte-parole de la police Sven Lommaert.

"Nos équipes arrivées sur place l'ont maîtrisé et plaqué au sol. Il continuait à se débattre, donc les agents lui ont tenu les jambes. Ils ont constaté qu'il était probablement sous l'influence de drogues et ont appelé les services de secours." Les vidéos amateurs des faits, qui ne révèlent que des passages de l'interpellation, montrent un policier agenouillé sur l'interpellé.

A l'arrivée de l'ambulance, l'homme aurait soudain arrêté de résister. "Il a fait un arrêt cardiaque", indiquait Lommaert. "Les ambulanciers l'ont réanimé et amené à l'hôpital de Middelheim, dans un état critique. Malgré une intervention, il est décédé le soir, aux soins intensifs."

L'homme âgé de 29 ans était un résident de Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles. L'enquête doit définir s’il est décédé à la suite de sa consommation de drogues ou si d'autres facteurs ont joué. Le verre dans lequel il a bu a été envoyé au laboratoire.

Ce mardi, on apprenait donc que les premiers résultats de l’autopsie indiquent que l’homme était sous influence de plusieurs amphétamines au moment où il a fait l’arrêt cardiaque.

L’appel à manifester contre la police peu suivi

L'appel à manifester contre la police à Anvers, posté sur les réseaux sociaux ce 21 juillet à la suite du décès de l’homme de 29 ans, n'a finalement reçu qu'une réponse limitée ce mardi après-midi. Seuls de petits groupes et quelques individus se sont présentés devant le bureau de la police locale. Sur le Meir, principale artère commerciale d'Anvers, une quarantaine de jeunes ont été dispersés. Une personne, qui se serait comportée de manière agressive, a été interpellée.

La manifestation n'était pas autorisée et la police avait prévenu qu'elle ne tolérerait pas le rassemblement. Le service de médiation et les agents de quartier, ainsi que des animateurs jeunesse, se sont efforcés de décourager les manifestants éventuels. Ils ont également dialogué avec les personnes venues sur place.

"Nous étions préparés à pire, mais finalement la participation à la manifestation était limitée et tout s'est passé plutôt calmement", a indiqué le porte-parole de la police, Sven Lommaert. "Sur le Meir, nous avons encerclé un groupe d'une quarantaine de jeunes, mais nous avons maintenu le dialogue", a-t-il ajouté.

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