Alger demande une enquête sur la mort d’un Algérien arrêté à Anvers

Les autorités algériennes ont "exigé" jeudi que "toute la lumière soit faite" sur les circonstances de la mort d'un jeune Algérien, à la suite d'une interpellation par la police à Anvers. La mort de Abderrahmane Ridha Kadri, 29 ans, dit "Akram", dont l'interpellation a été filmée et circule sur les réseaux sociaux, a "suscité l'émotion et la compassion des Algériens", explique un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.

"L'Algérie exige et veille à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que toutes les zones d'ombre soient levées", précise le communiqué. Dans une déclaration faite lundi à l'AFP, un porte-parole de la police d'Anvers, Sven Lommaert, avait indiqué que le jeune homme se comportait de façon agressive dans un café de la cité flamande. "Très agité", il "essayait de frapper des gens".

Les policiers l'avaient alors maîtrisé, le mettant à terre et lui passant des menottes, et appelé les services de secours, qui étaient arrivés une douzaine de minutes plus tard, selon le porte-parole.

A l'arrivée des services médicaux, l'homme ne réagissait plus, selon la même source. Les ambulanciers l'avaient réanimé et transporté dans un état critique à l'hôpital, où il est décédé.

Les circonstances du décès du jeune Algérien ont attiré des comparaisons avec le meurtre de l'Afro-Américain George Floyd durant une arrestation par un policier blanc, fin mai aux Etats-Unis, qui a déclenché une vague de protestation internationale contre les violences policières.

Sous l’influence de drogues

Une enquête a été ouverte sur "les circonstances exactes de l'arrestation et de la mort" du jeune Algérien, qui résidait à Bruxelles. Mardi on apprenait que les premiers résultats de l’autopsie indiquent que l’homme de 29 ans était sous l’influence de plusieurs amphétamines au moment où il a succombé des suites d’un arrêt cardiaque.

Les causes précises de son décès doivent encore être établies.

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