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La province d’Anvers réduit la bulle sociale à 10 personnes, dont il faudra garder les coordonnées

La cellule de crise de la province d'Anvers a décidé samedi de limiter les contacts à dix personnes maximum par individu sur les quatre prochaines semaines. Chacun sera "invité" à conserver le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de ces personnes par écrit. Le port du masque sera quant à lui encore plus élargi, et les fêtes privées devront être reportées.

La cellule de crise de la province s'est à nouveau réunie samedi. Le nombre de nouvelles infections y augmente en effet plus rapidement que dans le reste du pays. "Le taux de reproduction du virus, ou R0, approche de 2, ce qui indique une augmentation exponentielle du nombre d'infections", indique le rapport. Ce chiffre signifie qu'une personne infectée en contamine deux autres en moyenne. En comparaison, le taux s'élève à 1,45 pour la Belgique, selon les données de Sciensano.

La cellule de crise locale a dès lors décidé d’agir rapidement pour endiguer la pandémie. D’après celle-ci, le respect des nouvelles mesures doit permettre d’éviter les discussions ou une concertation sur un nouveau confinement. "Nous voulons éviter ce scénario, tout le monde veut absolument l'éviter", laisse-t-elle entendre.

Pas de fêtes privées

Outre la bulle sociale de 10 personnes, aucun habitant n’aura le droit de se réunir avec plus de dix personnes dans un espace public. Cette mesure était déjà de mise dans la ville d'Anvers.

Les citoyens sont appelés à respecter la distance sociale, y compris au sein de leur bulle sociale. Les fêtes privées devront pour leur part être reportées.

Le port du masque sera désormais obligatoire pour les plus de 12 ans dans tous les lieux à forte fréquentation.

"N'allez pas à Anvers"

Le virologue Marc Van Ranst a appelé samedi à ne pas se rendre à Anvers pour le moment. "Anvers est une ville dynamique et fantastique, qui mérite d'être visitée. Mais pas maintenant. Anvers lutte actuellement contre un foyer important de Covid-19", écrit-il sur Twitter.

Le virologue précise que ses propos concernent les visites non essentielles, par exemple comme touriste ou pour faire du shopping. Il souligne que "lorsque nous voyons une épidémie de cette ampleur dans une autre ville d'Europe, nous la classons en zone rouge et nous conseillons aux gens de ne pas y aller, voire l'interdisons". "Dans notre propre pays, nous sommes un peu plus réticents à le faire".

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