La Région bruxelloise veut doubler la capacité de tests d'ici septembre

D'ici le début du mois de septembre, et si possible plus tôt, la Région bruxelloise veut doubler la capacité de tests pour la faire passer de 2.000 à 4.000, voire 5.000 par jour. C’est ce qu’a indiqué mardi le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo) après une concertation avec la Commission Communautaire Commune, et les représentants des fédérations d'hôpitaux, et de médecins. Dans une interview accordée à la VRT, le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever avait déclaré ce mardi matin avoir l’impression que d’autres villes que la sienne - et notamment Bruxelles - avancent dans le brouillard à propos du nombre de contaminations sur leur territoire parce que moins de tests corona y sont effectués.

Actuellement, quatre centres de tests sont opérationnels (dans les hôpitaux) à Bruxelles. On en dénombrait 13 il y a quelques semaines. La plupart de ces centres ont cependant fermé leurs portes faute de demande. A côté de cela, on dénombre encore des centres de tests dans des laboratoires privés et des centres communautaires.

Se disant convaincu de l'importance d'augmenter la capacité de test, le ministre Maron (photo) a précisé qu'à long terme la Région bruxelloise voulait disposer d'une capacité d'un centre pour 100.000 habitants, soit entre 12 et 14 centres. Toujours d'après Alain Maron, il a été demandé ce mardi aux hôpitaux de rouvrir les centres de tests qui avaient été fermés.

L'administration bruxelloise prendra également contact avec les centres privés. Le fédéral a prévu un soutien financier dans ce contexte. La capacité de tests est suffisante pour faire face à la situation actuelle, a ajouté le ministre bruxellois de la Santé.

Vervoort : "De Wever adopte la stratégie du bouc émissaire"

Interviewé par l’émission "De Ochtend" (VRT radio), le bourgmestre Bart De Wever (photo) avait laissé entendre ce mardi que le nombre de contaminations supérieur observé à Anvers était lié au fait que l'on y teste plus et plus vite qu'ailleurs.

"Sur certaines autres grandes villes, je me fais, honnêtement, du souci à propos de ce qu'elles savent. De ce fait, nous avons le désavantage que le foyer de corona est très vite cartographié et qu'Anvers est montrée du doigt. Je regrette cela fortement et certaines déclarations politiques à ce propos sont en-dessous de tout", avait déclaré le bourgmestre anversois. Il indiquait avoir l’impression que Bruxelles notamment n’est pas réellement au courant de l’ampleur de la contamination sur son territoire.

"Bart De Wever cherchait un bouc émissaire pour détourner l'attention. Son mépris obsessionnel de Bruxelles a fait de la Région sa victime toute désignée. J'en appelle à la maturité. L'heure n'est pas à nous opposer, mais à l'union pour contenir le virus", a réagi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) sur Twitter, mardi après-midi, estimant que les propos du leader nationaliste visaient clairement la Région-capitale.

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