Jonas Roosens

Les règles de visite renforcées dans les hôpitaux anversois

La cellule de crise de la province d'Anvers a adapté les règles de visite dans les hôpitaux, en raison de la croissance des cas de Covid-19 dans la province. C’est ce qu’indiquent ce mercredi les sites internet de plusieurs hôpitaux anversois. Pas de visites pour les personnes contaminées au coronavirus. Celles qui n’ont pas contracté le virus ne peuvent recevoir de visite qu’à partir de 7 jours d’hospitalisation. De son côté, la gouverneure Cathy Berx estime que le relâchement des mesures de confinement est intervenu trop tôt à Anvers.

Les groupes d'hôpitaux Ziekenhuis Netwerk Antwerpen (ZNA) et Gasthuiszusters Antwerpen (GZA) rapportent que les règles ont de nouveau été adaptées. Cette décision fait suite à une concertation du Conseil national de sécurité (CNS) lundi. "La sécurité de nos patients, collaborateurs et visiteurs est centrale et nous voulons éviter la propagation du virus dans nos hôpitaux", explique le ZNA.

Concrètement, les visites aux patients contaminées par le Covid-19 ne sont pas possibles dans les hôpitaux du ZNA (à savoir les hôpitaux Jan Palfijn, Middelheim et Stuivenberg). Les patients non contaminés mais séjournant depuis moins de 7 jours à l'hôpital ne pourront pas non plus recevoir de visites, sauf exceptions.

Enfin, les patients non-contaminés hospitalisés depuis plus de 7 jours pourront recevoir une personne par jour. Les mêmes règles ont été appliquées dans les hôpitaux du GZA (à savoir les campus Sint-Augustinus, Sint-Vincentius et Sint-Jozef). Ces derniers précisent que la durée de 7 jours pourrait encore être modifiée, en fonction de décisions ultérieures de la cellule de crise provinciale.

Cathy Berx : "Le relâchement des mesures intervenu bien trop tôt à Anvers"

Face à une nouvelle vague d'infections au coronavirus particulièrement importante à Anvers, la province fait face à "un défi sans précédent", estime ce mercredi sa gouverneure Cathy Berx (photo) dans le journal Gazet Van Antwerpen. Le relâchement des mesures est intervenu beaucoup trop tôt à Anvers, ajoute-t-elle, rappelant que le virus touche tout le monde et peut laisser des séquelles.

"Le coronavirus peut avoir un impact important sur la vie des gens: ils peuvent tomber malades, se retrouver aux soins intensifs mais aussi, une fois guéris, présenter des séquelles, peut-être pour le reste de leur vie", souligne Cathy Berx. "Le virus n'épargne personne, les jeunes aussi peuvent être gravement touchés."

"De nombreuses infections ont été contractées lors de fêtes. Dans certains cas, plusieurs personnes ont été contaminées au cours d'une seule et unique fête", souligne la gouverneure. "Les mariages ont été des vecteurs importants."

En province d'Anvers, le secteur de l'horeca doit, depuis mercredi au lieu de mardi soir pour des raisons législatives, fermer à 23h00, tandis qu'un couvre-feu est imposé de 23h00 à 6h00. "Le couvre-feu a été instauré à cause d'un relâchement général. Les gens ne respectent plus les distances de sécurité car il est tard, ils ont bu...", explique Cathy Berx.

Mardi, elle a appris que le nombre d'infections dans la province d'Anvers était encore assez élevé lorsque le déconfinement poursuivait son cours. "Le virus était encore fort mais dormant", expose la gouverneur. "Cela a conduit à une propagation rapide du coronavirus après l'assouplissement des restrictions. Pour Anvers, cet assouplissement est intervenu bien trop tôt". En raison d'un manque de données détaillées, ces informations ne sont connues que maintenant, ajoute-t-elle.

"Le nombre d'infections est en augmentation dans tout le pays, mais la moitié d'entre elles se trouvent dans notre province. C'est beaucoup." Placer en quarantaine les personnes positives au Covid-19 reste particulièrement important, souligne Cathy Berx. "Les médecins nous rapportent qu'il y a encore des personnes infectées qui vont travailler ou sortent en rue. Je pense que les gens ne réalisent pas les risques ou qu'ils sont ignorants. Surtout s'ils ne se sentent pas malades", conclut-elle dans les colonnes du quotidien anversois.

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