Alain Maron à la VRT : "Un couvre-feu n’est pas exclu à Bruxelles, mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour"

Le ministre bruxellois de la Santé, Alain Maron (Ecolo), n’exclut pas que la Région de Bruxelles prenne des mesures similaires à celles appliquées en province d’Anvers. "Il n’y a pas de tabou", souligne-t-il. "Nos chiffres ne sont pour le moment pas aussi mauvais qu’à Anvers. Mais s’ils évoluent, toutes les mesures seront alors possibles". 

"Les services de la COCOM analysent en permanence les chiffres de Sciensano sur Bruxelles, pour essayer d’identifier s’il y a des clusters spécifiques dans des communes, des quartiers ou dans des communautés", explique le ministre bruxellois. "Si nous constatons des corrélations, on se met en lien avec les services communaux pour intervenir. Nous avons déjà procédé de la sorte dans les communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Saint-Josse. Ce dispositif est en place depuis plus d’un mois. Il est activé en cas d’alertes", précise Alain Maron. 

Le ministre admet que certaines situations ont posé problème dans la Région. "Les centres de test ont été saturés, à cause notamment des personnes qui partent à l’étranger, et qui décident de faire un test. Cette saturation est un vrai problème, et on ne l’avait pas anticipé. On a donc appelé, depuis le début de la semaine, tous les centres de tri en stand-by à rouvrir", souligne-t-il. 

Un couvre-feu si nécessaire ?

Pour Alain Maron, les plans au niveau bruxellois sont là. "La première priorité est d’augmenter les capacités de testing. Il faut aussi évaluer le système de tracing. Trop de gens sont contactés et ne donnent pas leurs coordonnées. Il faut que le tracing améliore ses résultats", indique-t-il, en réitérant l’importance d’identifier les clusters pour mieux pouvoir agir.

Quid d’un scénario anversois ?

"Rien n’est exclu. Il n’y a aucun tabou", insiste le ministre bruxellois de la Santé. "On va voir ce qui se passe dans les prochains jours. Toutes les mesures utiles et nécessaires seront prises. On peut aussi agir dans des quartiers ciblés, prendre des mesures pour limiter la circulation des personnes par exemple, obliger le masque obligatoire dans tous les domaines publics et pas uniquement les rues fortement fréquentées…". 

"Des mesures telles qu’à Anvers sont donc possibles. Mais ce n’est actuellement pas encore le moment", poursuit-il. "Ce n’est que si les chiffres augmentent globalement, sur toute la région, qu'une telle mesure sera prise", conclut-il.  

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