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Un quart de jobs étudiants en moins en juillet

Durant le premier mois des vacances, 24% d'étudiants en moins ont travaillé par rapport à l'année dernière, lorsqu'un nombre record de jeunes avaient trouvé un job durant les mois d'été. C’est ce que révèlent les chiffres du bureau d'intérim Randstad. Si la tendance se poursuit sur le reste de la période de vacances estivales, ce sont près de 116.000 étudiants en moins qui travailleront. La fédération sectorielle Federgon a également remarqué une activité nettement moins importante durant cette période.

"Après la chute désastreuse des vacances de Pâques (en plein confinement) au cours de laquelle deux emplois étudiants sur trois ont été supprimés, une amélioration constante a été remarquée les mois suivants", explique Randstad. En juillet, le nombre de jobs étudiants a diminué de 24%, tant en termes d'heures que d'effectifs. En 2019, quelque 465.000 étudiants avaient travaillé pendant les mois d'été.

La baisse est notable dans presque tous les secteurs. Toutefois, les parcs d'attractions et le secteur horeca affichent respectivement une baisse de 50% et 30%. Les secteurs industriels (métal, alimentation,...), les banques et les assurances travaillent également avec moins d'étudiants cette année. Dans la construction et la chimie, la baisse reste en revanche assez limitée (-15%).

Les seules exceptions sont les petits commerces d'alimentation, la logistique et la santé où l'emploi des étudiants s'est plus ou moins maintenu. Aucun secteur majeur n'en tire de bénéfice.

La Fédération pour le secteur intérim Federgon a également connu une baisse significative de l'activité dans les premières semaines de juillet, sans pouvoir la chiffrer toutefois. "Il y a moins de demandes de la part des parcs d'attractions et les entreprises veulent d'abord remettre leurs employés au travail avant d'embaucher des étudiants", a déclaré la porte-parole Lien Persyn.

L'Union des Classes moyennes (UCM) a aussi constaté en ce début d'été une baisse de l'activité étudiante au sein de ses entreprises clientes. Si les chiffres du premier trimestre étaient excellents avec une hausse de 8%, le confinement a entraîné un recul de 40% au deuxième trimestre. "Le redressement n'est donc que très partiel en juillet puisque la baisse enregistrée par le secrétariat social UCM est encore de 22,5%."

Ce recul s'explique notamment par une forte baisse de la demande de main-d'œuvre dans trois secteurs particulièrement touchés par la crise sanitaire et qui sollicitent généralement des effectifs estudiantins: l'horeca, les commerces et les grands événements de l'été. "Les nouvelles restrictions imposées pour le mois d'août ne permettent pas de prévoir une reprise", prédit l'UCM.

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