Melikan Kucam et 9 autres suspects renvoyés devant le tribunal correctionnel pour trafic d'êtres humains

L'ex-conseiller communal N-VA à Malines (Anvers) et 9 autres suspects ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour traite d'êtres humains, corruption passive et appartenance à une organisation criminelle. C'est la chambre du conseil d'Anvers qui en a décidé ainsi. Le personnage clé de cette affaire Melikan Kucam avait été incarcéré parce qu’il est soupçonné d'avoir monté une fraude dans l'attribution de visas humanitaires pour des membres de la communauté chrétienne assyrienne.

Début 2019, Melikan Kucam, qui était encore conseiller communal N-VA à Malines, avait été incarcéré dans une affaire de falsification de visas humanitaires. Melikan Kucam était l’homme de confiance de Theo Francken (N-VA) qui était à l’époque Secrétaire d'État à l'asile et à la migration. Il avait communiqué des listes de noms de membres de la communauté chrétienne assyrienne au cabinet de Theo Francken afin qu’ils puissent bénéficier d'un visa humanitaire. Mais selon les enquêteurs, l'homme aurait demandé de l'argent pour mettre ces personnes sur la liste. Cette affaire avait également été abordée dans le magazine "Pano".

En plus de Melikan Kucam, neuf autres suspects figurent dans le dossier, sept hommes et deux femmes. Parmi eux se trouve également la femme et le fils de l’ancien conseiller communal. Aucun des suspects n'est en prison pour le moment. Melikan Kucam, qui avait été incarcéré durant 8 mois a été libéré sous surveillance électronique.

"L'organisation criminelle est soupçonnée d'avoir aidé, contre paiement, 219 personnes à obtenir un visa humanitaire, dont 96 qui ne séjournaient pas en Belgique, ce qui est contraire aux conditions d'attribution de ces visas", a indiqué le porte-parole du parquet, Kristof Aerts.

Le parquet d'Anvers demande maintenant que les dix suspects soient traduits en justice. Les qualifications en question sont traite des êtres humains, corruption passive et appartenance à une organisation criminelle. Ceux-ci sont passibles de peines de prison pouvant aller jusqu'à quinze ans. La Chambre du Conseil d'Anvers a décidé que les 10 devront effectivement répondre devant le tribunal pénal. Ce procès pourrait commencer dès cet été.
 

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