Nicolas Maeterlinck

Un individu crache au visage de policiers à Wevelgem, un agent envisage de démissionner

Deux agents de police de Wevelgem (Flandre occidentale) se sont fait cracher au visage ce week-end. L’auteur des faits est un homme qu'ils avaient arrêté peu de temps auparavant, après un différend d’ordre familial dans un café. Un des policiers a déclaré qu'il ne supportait plus la violence envers les policiers au point qu'il préfèrait quitter son travail. "Après un entretien avec le service d'aide aux victimes, notre collègue va mieux et est revenu sur sa décision", a déclaré Stefaan Vannieuwenhuyse de la zone de police Grensleie.

Le week-end dernier, les policiers de Blankenberge n'ont pas été les seuls à devoir faire face à de la violence. Il y a également eu un incident à Wevelgem. Un policier et son collègue avaient arrêté un homme, suite à une dispute familiale dans un café. L’individu a alors brisé une fenêtre du combi de police avec un coup de pied et a craché au visage des policiers. Des renforts ont été nécessaires pour le maîtriser. La police prend ces faits au sérieux, étant donné les risques pour la santé qu'ils présentent à cause du coronavirus.

Après cet incident, un des policiers a lancé un appel plein d’émotion sur Facebook et a fait savoir qu'il ne supportait plus la violence contre la police et qu'il voulait quitter son travail. Après un entretien avec le service d'aide aux victimes, il a finalement décidé de rester. Depuis le post a été supprimé sur Facebook. Le commissaire Stefaan Vannieuwenhuyse, de la zone de police Grensleie, comprend parfaitement pourquoi cela devient trop dur pour certains de ces hommes.

"Nous sommes là pour aider les gens, mais nous ne sommes nous-mêmes que des êtres humains", explique Stefan Vannieuwenhuyse. "Nous sommes capables d’encaisser beaucoup et nous avons un seuil de frustration élevé, mais nous avons aussi nos limites. La vague de chaleur touche tout le monde. Nous devons soutenir notre collègue. Nous avons déjà eu une bonne conversation avec lui. Notre équipe de suivi continuera également à le soutenir et nous espérons qu’il puisse à nouveau bientôt partir en intervention".
 

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